DAME SKARLETTE

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Blog lifestyle ou j'aborde différents thèmes comme le cinéma, le théâtre, la musique, les expositions, la mode, la beauté, les tests de restaurant, d'hôtels, les voyages de presse, etc...

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  • Mode, Maison 123 Paris, collection capsule Octobre Rose
    par DAMESKARLETTE le 20/09/2020

    Depuis quelques années désormais, existe Octobre Rose, afin de sensibiliser au cancer. J'ai d'ailleurs déjà abordé ce sujet dans d'autres d'autres billets.Maison 123 Paris a souhaité à travers une collection attirer l'attention et accompagner les femmes pendant et après leur combat.   1 femme sur 8 sera diagnostiquée avec un cancer du sein au cours de sa vie.Un constat qui, au sein d’une maison de prêt-à-porter habillant les femmes et composée majoritairement de femmes, les a poussé à aborder le sujet car cela peut toutes nous toucher. Et à leur échelle, ils ont souhaité sensibiliser, fédérer et aider autour de ce sujet, malheureusement encore tabou. C'est la délicieuse et belle Flora Coquerel qui prête son visage à cette jolie collection capsule engagée. Maison 123 a décidé de collaborer avec Aurélie Salmon, illustratrice française, qui fut très touchée par le projet.La fleur de lotus qu’elle a choisi de dessiner pour la marque, pour cette cause, représente la féminité et la douceur. Elle est également considérée comme une force du positivisme puisqu’elle naît au fond d’un étang, dans la boue, pour émerger et éclore à la surface de l’eau.Cette fleur de lotus sera présente sur la collection capsule. Cette collection a été pensée et dessinée afin que nous nous sentions à l’aise, et pour nous procurer un sentiment de bien-être. Des matières douces et agréables au toucher, et qui prennent soin de votre peau et de votre corps. Immersion dans un univers cocooning et de bien-être en cohérence avec le yoga.  Pourquoi une collection autour du Yoga ? La volonté de Maison 123 Paris : accompagner les femmes pendant et après leur combat contre un cancer grâce au yoga. En effet, il a été prouvé que pratiquer le yoga permet d’améliorer la qualité de vie et la santé mentale des femmes victimes de cancer du sein.Les bénéfices de cette capsule seront reversés à l’association SOS Cancer du Sein, pour aider les femmes à se reconstruire pendant et après un cancer du sein, par le yoga et autres activités bénéfiques pour le corps et l’esprit. La collection capsule est composée d'un tapis de yoga, une gourde, un sac de sport, un sweatshirt décliné en trois coloris, un gilet, une robe ainsi qu'un ensemble pull et pantalon, en laine et en cachemire.  Collection Capsule Maison 123 Paris Octobre RoseDisponible à partir du 11 octobre 2020 en ligne et en boutiques Une belle action de la part de Maison 123 Paris tout en gardant un esprit sportif dans un univers de douceur.Crédits photos : Maison 123 Paris

  • Souvenirs de voyage insolite : Tetiaroa
    par DAMESKARLETTE le 17/09/2020

    Tetiaroa, Teti'aroa en Tahitien. Rien que le nom fait rêver. Cette île est le paradis des oiseaux, des tortues, de la faune, de la flore. Espérons qu'elle restera le plus longtemps vierge de l'espèce humaine, qui, pour une fois  saura, peut-être, la sauvegarder.J'ai toujours beaucoup voyagé, j'ai presque fait tous les continents, et dû voir 40 à 50 pays. Je n'ai jamais vraiment fait de billets par rapport à cela car les villes, les pays bougent et donner des bons plans, lorsqu'il y a des années que j'y suis allée, je trouve que ce n'est plus d'actualité.Par contre il y a des endroits où j'ai pu me rendre, parfois insolites, que je vais partager avec vous.C'est le cas de Tetiaroa du temps où de riches promoteurs n'avaient pas encore la main mise sur ce bout de Paradis.Lorsque l'on évoque le nom de cette île Tetiaroa, située en Polynésie Française, on pense bien entendu à Marlon Brando qui en a fait l'acquisition en 1966, après en être tombé amoureux après le tournage du film "Les révoltés du Bounty". En fait, il n'était pas vraiment propriétaire, mais avait un bail emphytéotique de 99 ans.Cette île, par un hasard de circonstance, car celle-ci n'était pas accessible à l'époque à n'importe qui, j'ai pu m'y rendre en avion il y a déjà quelques années. Située à seulement 15 mn par la voie des airs de Papeete.Avant d'arriver sur la petite piste d’atterrissage en corail, située sur l'île principale, nous avons survolé les différents îlots et cette merveilleuse eau transparente. Cette dernière est desservie par la compagnie Air Tetiaroa.Ce motu (îlot de sable corallien), du nom de Onetahi, était, à l'époque, tout ce qu'il y a de plus simple.Il y a quelques années en arrière, point de grand complexe hôtelier, Marlon Brando venait y passer des séjours et sa famille y logeais. L'acteur avait confiée à son aimée tahitienne Tarita, rencontrée lors du tournage du film "Les révoltés du Bounty",  la possibilité de faire un semblant "d'hôtel".Un confort des plus sommaires, quelques privilégiés pouvaient venir y passer quelques nuits. Seulement cinq chambres étaient à disposition, sans électricité avec simplement un filet d'eau.Un hall d'entrée fabriqué avec la végétation, que l'on peut trouver là bas : pandanus, cocotiers, bambous, feuillages, coquillages pour les lustres. Le faré, qui est le nom de la maison traditionnelle en tahitien, de Marlon Brando était équipé de la même manière. Point de luxe, il y vivait simplement lorsqu'il y séjournait.Cet atoll fait partie des îles sous le vent, et comprenait 13 motus (îlots) qui étaient pour la plupart protégés. Depuis, il n'y en a plus que 12 car le Motu One et celui de Tahna Iti ne font plus qu'un.Il est possible de se rendre sur certains îlots à pied par la mer, ou via une petite embarcation.La barrière de corail n'est pas loin et il faut savoir naviguer pour accéder à l'atoll.Des plages de sable blanc comme sur toutes belles cartes postales, des cocotiers, une mer translucide, chaude qui incite la baignade, le paradis....Ce que j'ai apprécié le plus c'est le peu de touristes, le côté "rustique" de l'endroit. Rien de clinquant, des petits cases posées ici ou là.Comment ne pas avoir envie d'y passer un instant, au calme, allongé pas spécialement pour faire de la bronzette, mais pour apprécier ce moment privilégié et tellement unique.Départ par la suite, via une embarcation pour l'île aux oiseaux du nom de "Tahuna Iti". Un beau polynésien avec la coiffe "Horo" nous a fait aller de motu en motu.Cette île est préservée, et les oiseaux y règnent en maîtres. Même les branches d'arbres ont pris la forme d'oiseau !!!!Cette réserve naturelle ornithologique comprend des frégates, des oiseaux de mer dont le noddi,  des fous bruns, des pétrels, des grèbes huppés, des phaétons à brins rouges, etc...Vous l'avez compris, ici les oiseaux sont rois. Vous devez marcher dans l'eau, ou en bord de plage pour éviter de les déranger ou d'écraser leurs œufs. Ceux-ci sont libres de voler, d'aller à leur guise, et vous savez que vous vivez un moment magique et inégalable en les observant.Il n'y a pas que les oiseaux qui y sont rois, car l'intérieur du lagon est protégé et la vie marine est riche. Pas moins de 167 espèces de poissons ont été répertoriés dans cet atoll.Les tortues y viennent également, et parfois pour pondre leurs œufs.Ces oiseaux qui volent, qui tournent au dessus de nos têtes, nous offrent un spectacle des plus enchanteur.La faune est riche sur tous les motus. On trouve pas moins de 38 espèces de plantes, dont 6 sont considérées comme rares.Quel régal de voir cette faune et cette flore sauvegardées. L'homme n'y est pas maître, il doit respecter les lieux et les animaux, et c'est tellement bien ainsi, mais pour combien de temps encore ?Je me rappelle, même si la photo n'est pas de qualité, avoir joué avec un requin juvénile, et je lui courais après.... un moment inoubliable !!!Par la suite, ce fût le fils de l'acteur qui y vécut seul à l'année. Marlon Brando voulait absolument que ce Motu reste tel qu'il était, mais suite aux tragédies qu'il vécut il ne revint pas sur l'île et quelques années plus tard, en 2004, il décédait.C'est en 2008 qu'un promoteur effectuera de lourds travaux, certains disent qu'ils ont été "jusqu'à abîmer la barrière du récif à certains endroits, ainsi que détruire l'écosystème naturel de l'atoll, ainsi que les sapins tahitiens du nom de "Aitos", qui ont carrément été ôtés de l'île".The Brando Resort a ouvert ses portes en 2014. De riches clients, surtout américains, et des célébrités y ont posé leurs valises : Léonardo Dicaprio, Johnny Depp, Barack Obama, pour ne citer qu'eux.Je ne m'étendrai pas sur cet établissement, que déjà je ne connais pas, mais qui détonne certainement par rapport à ce que j'ai pu voir même si il se veut écologique. Exit les farés, la vie simple et naturelle....Je n'ai vu que des photos mais le motu a perdu tout son charme, même si les autres îles avoisinantes sont restées telles quelles.Pour citer Marlon Brando : "Tetiaroa est tellement belle que je ne peux la décrire. On pourrait dire quelle incarne la couleur, la teinture des mers du Sud"Je n'oublierai jamais cette formidable journée, les personnes rencontrées avec qui j'ai pu parler de la nature mais aussi évoquer Marlon Brando, car ce dernier n'était pas sur l'île lorsque j'y,suis allée. Je suis consciente d'avoir pu vivre un moment unique car depuis, même si il est plus facile de se rendre sur les motus, sans avoir à loger dans le luxueux hôtel avec des prix inaccessibles pour nous simples gens de classe moyenne, je pense que je serais certainement déçue, car l'âme qui habitait Tetiaroa ne doit plus y être.J'ai rarement parlé de la Polynésie, juste pour la photo du dimanche lorsque j'y participais (ici) et (là).Je souhaite que ce souvenir de voyage vous ait plu, et si vous en avez envie, dîtes le moi, je vous en conterai d'autres.  Crédits photos : Dame Skarlette (clichés scannés car je ne possédais pas de numérique à l'époque)

  • Mode, collaboration Armor Lux x Marc Jacobs
    par DAMESKARLETTE le 15/09/2020

    Armor Lux, marque française, fondée en 1938 par Walter Hubarcher en Bretagne,  et rachetée en 1993 par Jean-Guy Le Floch et Michel Guégen, est une incontournable au niveau des marinières bretonnes, elle est la référence pour celles-ci. Les collections s'inspirent des couleurs de la mer et des valeurs de la Bretagne.Marc Jacobs, ce créateur talentueux que l'on ne présente plus, a fondé en 2019, "The". Marc Jacobs célèbre dans ses créations l'éclectisme, la variété, et l'affirmation d'un style personnel. Quand un designer New Yorkais, qu'est Marc Jacobs et qu'une marque comme Armor Lux Héritage  collaborent, on découvre, en édition limitée, de superbes créations.La classique marinière Bretonne avec des silhouettes modernes et détails fantaisistes. La collection inclut un pull marin unisexe, un sweat pour femme à manches bouffantes ainsi qu’un pantalon bloomer, chacun reconnaissable par leurs rayures blanches et navy. Chaque pièce de la collaboration reflète l'engagement des deux marques : des matières de qualité, un design réfléchi et des classiques ré-imaginés.Cette ligne est un mélange de pièces classiques et originales alliant ordinaire et extraordinaire.Crédits photos : Armor Lux et Marc Jacobs 

  • Cinéma, j'irai mourir dans les Carpates de et avec Antoine de Maximy - Critique
    par DAMESKARLETTE le 13/09/2020

     Premier long métrage de fiction pour Antoine de Maximy. Bien connu pour son émission "J'irai dormir chez vous", ce chouchou de nombreux français, après avoir proposé son documentaire sur grand écran en 2008 "J'irai dormir à Hollywod", présente dès le 16 septembre 2020, après une grande tournée d'avant-premières, son film "J'irai mourir dans les Carpates".Vous pouvez lire l'interview que j'ai pu faire de lui, et parue dernièrement, via le lien suivant. ©Tiberiu HilaSynopsis :L’histoire commence par un banal accident de voiture sur une route montagneuse des Carpates. La voiture d'Antoine de Maximy, le présentateur de la série "J'irai dormir chez vous" a été emportée dans une rivière et son corps n’a pas été retrouvé. Le matériel et les images du globe-squatteur sont rapatriés à Paris. Agnès, la monteuse de la série, décide de terminer ce dernier épisode. Après avoir visionné les images elle s’attaque au montage du film. Mais des détails attirent l'attention d'Agnès. Petit à petit le doute s'insinue. L’histoire n’est peut-être pas aussi simple...  © Rouge International - Bonne Pioche Cinéma  - France 2 Cinéma  - BNP Paribas Pictures - Apollo FilmsAu générique du film, Alice Pol. Une habituée des comédies, ses dialogues sont nettement moindres qu'à l'ordinaire mais elle fait passer beaucoup d'émotions via son regard. Étant monteuse, elle visionne les cassettes d'Antoine et est impeccable dans son rôle d'Agnès. Ces gestes sont précis, on pourrait croire qu'elle a exercé ce métier toute sa vie.©Marie AugustinA ses côtés, dans un rôle moins étoffé que celui d'Alice, Max Boublil. Surprenant, il est ici dans un registre dans la peau d'un flic Laurent, un peu lunaire. Extrêmement charmant dans sa façon d'être, une fois de plus Max Boublil nous enchante.© Rouge International - Bonne Pioche Cinéma  - France 2 Cinéma  - BNP Paribas Pictures - Apollo FilmsD'autres comédiens, comme Stéphan Wojtowicz, Léon Plazol, Alexandre Ionescu, sans compter tous les (vrais) acteurs dans les Carpates, viennent compléter ce casting.©Marie Augustin J'avoue avoir été déstabilisée, si l'on peut dire, au début lors des images d'Antoine dans les Carpates car on se retrouve dans le contexte de l'émission "J'irai dormir chez vous". On peut se demander si Antoine de Maximy a commencé à tourner cette émission, pour comprendre très vite que tout fait parti du film pour lequel il s'est battu afin qu'il voit le jour. J'irai mourir dans les Carpates propose bien entendu une comédie, car de l'humour, comme Antoine sait le faire il y en a, mais du suspense aussi. En effet, le plus de ce film, c'est de ne pas emmener de suite les personnages d'Agnès et Laurent dans les Carpates. L'intrigue et les indices vont, petit à petit, arriver au cours du film et des images qu'Agnès visionne. Il est intéressant de voir le travail produit dans une salle de montage.Ce film, assez malin de par sa conception, est divisé en 2 parties : celle où l'on voit Antoine dans les Carpates et les péripéties qui lui arrivent, et celle dans la salle de travail à Paris.©Tiberiu HilaAntoine n'a pas fait comme tout le monde c'est certain, nous ne sommes pas dans un film de genre. Pour sa première réalisation de fiction il va trouver son public - film d'auteur s'abstenir - son idée, tout comme son long métrage, sont originaux. Même sa façon de filmer est inhabituelle. Il apporte une tonalité qui lui est propre. Antoine ne rentre pas dans le moule, est inclassable et c'est aussi cela que l'on apprécie chez lui.Un long-métrage fantaisiste, mais aussi proche du thriller, à ne pas manquer une fois de plus en compagnie d'Antoine, qui même si il a eu du mal pour le financement de ce film, prouve déjà qu'il faut aller au bout de ses idées lorsque l'on veut quelque chose, et que l'on peut compter sur lui autrement qu'en baroudeur autour de la planète. Un conseil restez jusqu'à la fin du générique.©Marie Augustin J'IRAI MOURIR DANS LES CARPATESRéalisé par Antoine de MaximyAvec : Alice Pol, Max Boublil, Antoine de Maximy, Stéphan Wojtowicz, Léon Plazol, Alexandre IonescuDistribué par Apollo FilmsGenre : Comédie, SuspenseOrigine : FranceDurée : 1 h 36En salle le 16 septembre 2020A noter que ce film a été sélectionné hors compétition au dernier Festival d'Angoulême.Crédits photos et vidéo : © Rouge International - Bonne Pioche Cinéma  - France 2 Cinéma  - BNP Paribas Pictures - Apollo Films - ©Marie Augustin -©Tiberiu Hila

  • Musique, Hoze et le clip Regarde
    par DAMESKARLETTE le 12/09/2020

    Après son tube Je Danse Sur Les Toits, on retrouve Carine Erseng alias Hoze avec un nouveau titre à la mélodie tout aussi entêtante intitulé Regarde.La musique de Hoze nous entraine dans un tourbillon pop dont on savoure les mélodies imparables et les textes vifs et sincères.Après trois albums sous le nom de Carine Erseng et des premières parties à l’Olympia, le premier EP en tant que Hoze nous embarque dans un univers pop de musique acidulée. En six titres, Hoze s'impose et fait mouche avec son électro pop aussi fraîche que lumineuse.   Hoze séduit instantanément dès les premières notes de son EP intitulé Hoze et riche de six tubes tous aussi imparables. Avec son premier EP, Hoze déboule dans le paysage de la pop française avec sa gouaille, son sourire, son énergie et ses influences diverses. De sonorités orientales en gimmicks hispaniques, ses sons donnent le smile et s'avèrent un cocktail contagieux. Cet EP est une véritable vague de fraîcheur pop électro, avec une french touch qui interpelle même outre manche.Hoze a les oreilles grandes ouvertes, et dévoile dans sa playlist aussi bien Benjamin Biolay, que Billie Eilish ou Yungblud... Sa pop française se nourrit aussi bien des meilleurs paroliers de chez nous que des hits anglo-saxons. En tous cas, 17 min, la durée de ce premier maxi, c’est juste assez pour se dire que c’est trop court ! Mais Hoze travaille déjà sur la suite. On n'a pas fini de l'entendre.Un titre engagé et tellement d'actualité que celui de Regarde !!!   HOZEAlbum éponyme HOZEDepuis le 15 juillet 2020 Chez Ovni Productions Crédits photos et vidéo : HOZE 

  • Interview : Antoine de Maximy sans filtre
    par DAMESKARLETTE le 10/09/2020

    Crédit photo © Nathalie Guyon - France 5Antoine de Maximy est réellement de quelqu'un à part. Baroudeur, on le sait, ce globe-trotter, qui a su inventer un concept de voyage à la télévision, que l'on ne connaissait pas, n'a pas son pareil pour venir nous surprendre là où on ne l'attend pas.Simple, direct, original, il a souvent des tas d'idées et ne tient pas en place. Ce Lyonnais de naissance, a toujours su se remettre en question et aller au bout de ses envies. Lors de son invitation pour fêter les 10 ans de l'émission "j'irai dormir chez vous", j'avais été conviée à la soirée, et à dormir chez lui. Vous pouvez d'ailleurs retrouver ce moment, dans le billet que j'avais consacré, et lire d'autres choses sur sa vie de journaliste, réalisateur, auteur, bref, sur cet homme aux multiples casquettes.C'est entre deux avant-premières, alors qu'il se trouvait dans le Jura afin de présenter son premier long métrage de fiction, "J'irai mourir dans les Carpates", que j'ai pu l'interviewer. Sa tournée c'est à bord de son véhicule qu'il la fait. Déjà à cause du Covid et parce qu'Antoine aime être autonome.Antoine se livre sans filtre. Le tu est de rigueur pendant l'échange car il est ainsi. Il ne se prend pas la tête avec le superflu. Il n'est pas homme à perdre du temps avec des formalités quand elles ne sont pas nécessaires.  Il n'a pas son pareil pour vous mettre à l'aise, simple je vous dis.... On comprend son succès auprès d'un public acquis depuis des années, Antoine ne triche pas.DAME SKARLETTE (DS) : En 2013, tu fêtais les 10 ans de l'émission "J'irai dormir chez vous" à ton domicile en Région Parisienne. J'avais la chance de faire partie des invités. Sept ans plus tard on te retrouve avec ton premier film "J'irai mourir dans les Carpates". Pourquoi ce désir de passer à un long métrage ? Est-ce qu'en 2013 tu y pensais déjà ? ANTOINE DE MAXIMY (ADM) : Oui j'ai commencé à y penser en 2005-2006, et à écrire le scénario en 2011.Le point de départ ce sont les moments tendus que je pouvais avoir régulièrement avec des gens que je croisais durant mes voyages à droite, à gauche. En fait, j'imaginais que ça pouvait déraper et ce qui pouvait se passer si tel était le cas, mais ce n'était pas suffisant. Je n'aurais pas fait ce long métrage juste pour ça.Ce qui m'a fait faire ce long métrage c'est que j'ai visionné des films comme "Blow Up" (1967) et "Blow out" (1982), qui sont des enquêtes dans les images. Il n'y a pas 50 milliards de films comme cela.On peut également citer "conversation secrète" (1974) qui est du même genre. Les films comme "Baby Sitting", je les trouve vraiment bien, surtout le 2, mais ce n’est pas une enquête dans les images. On visionne des images, le public les regarde mais ils trouvent rapidement toute l’énigme dans ce qu'ils voient.L'enquête dans les images, ça commence, comme dit plus haut, comme dans les films "Blow Up" ou "Blow Out", où la lecture des images n'est pas évidente tout de suite et ce genre m'avait beaucoup plu. Je me disais que pour ma part, j'avais le terrain idéal pour raconter une histoire. Dans la mesure où je filme avec plusieurs caméras, je ne vois pas tout ce que je filme, parce que c'est trop large, pris au hasard.Je peux toujours filmer un truc qu'il ne faut pas et qui ne soit pas forcément évident. Ce que je me disais, c'est que j'avais tout pour écrire une histoire, il y avait de bonnes chances que ça n'ait pas été écrit avant.Toute ma vie j'ai quand même cherché l'originalité, ne pas décliner ce qui a déjà été fait.A ma connaissance, une enquête vraiment dans les images je n'en connais pas tant que cela. C'est pour cela que je voulais que l'enquête se déroule beaucoup dans la salle de montage et que les protagonistes ne partent pas de suite dans le pays. Parce que c'est le truc classique. J'ai parlé avec des scénaristes qui me disaient "il faut qu'ils partent plus tôt",  mais non tout le monde fait cela !!! C'est ce côté-là qui m'a intéressé, motivé, et c'est pourquoi j'ai fait "J'irai mourir dans les Carpates".(DS) :  Peux-tu nous parler de ce film ? As-tu écrit le scénario seul ? Pourquoi le choix de "j'irai mourir dans les Carpates", titre intrigant ? Et le montage l’as-tu fait également ? (ADM) : J'ai commencé à écrire le scénario en 2011. Tout ce qui est l'intrigue, les rebondissements et ce que l'on va découvrir vient de moi. C'est même venu très vite. Après j'ai construit le scénario tout seul pendant de longues années. Par contre, en 2017 ou 2018, Thomas Pujol, âgé de 28 ans et qui sortait de l'école, est arrivé au moment où je commençais à travailler sur les personnages et le contexte. Il m'a vraiment bien aidé par rapport aux protagonistes du film. Là où il a été très bien, c'est qu'il a su conserver la fantaisie que j'avais. Il a su trouver le ton. Sa grande qualité c'est d'avoir su se fondre dans ce que je pensais. Il a une ouverture d'esprit très large. Il débutait mais avait de bonnes idées. Par contre je n'ai pas fait le montage. C'est la Stéphane Mazalaigue qui a fait "J'irai dormir à Hollywood" qui l'a réalisé. Monteur c'est un vrai travail, comme on peut le deviner en visionnant ce long métrage. Pour moi, je pense que c'est une mauvaise chose de faire le montage de ce que l'on a filmé car on a toujours un affect sur les images qui va te faire faire de mauvais choix par rapport aux gens rencontrés, aux choses que tu as vécues. Le monteur arrive tout frais, et donne un bon avis, c'est important pour le film.Quant au titre, comme tu dis intrigant, il est bien logique dans la mesure où ça te rappelle clairement "J'irai dormir chez vous", mais d'une autre manière tu comprends de suite que ce ne sera pas un autre épisode de plus.C'est exactement ce qu'il fallait, c’était logique car ça te rappelle « J’irai dormir chez vous » mais d’une autre manière ça te dit que ce n’est pas "J’irai dormir chez vous". Le danger est que l’on puisse croire que c’est un nouveau documentaire comme "J'irai dormir à Hollywood" de 2008, qui dure 1 h 40, mais il faut que l'on comprenne tout de même que c’est en rapport avec la série. Crédit photo : ©Tiberiu Hila  (DS) :  Le choix des comédiens comme Alice Pol et Max Boublil, s'est-il imposé rapidement à toi ? (ADM) : Pas du tout, on a tout fait dans l'urgence. Lorsque j'ai lancé le financement participatif, car on n'avait pas d'argent, et que par la suite la machine s'est mise en route, ça montrait que les gens avaient envie de voir ce film aboutir. Peu importe la somme qu'ils donnaient. Que ce soit 5 euros ou plus, je sentais qu'il y avait un public pour ce long métrage. Tout s'est précipité à ce moment-là et les professionnels et les partenaires financiers du cinéma sont venus à moi. Pour ma part, je voulais aller très vite parce que ça ne servait à rien d'attendre, les années passent, le fer étant chaud, et qu'il y avait des gens qui disaient oui, mais tu as toujours peur qu'ils fassent marche arrière, donc on a enchaîné et on est allés chercher les comédiens comme je te le disais, dans l'urgence.Il y en a pas mal qui ont dit non. Sans doute n'avaient-ils pas la même fantaisie que les deux acteurs du film.En fait je ne suis pas très surpris que ce soient des acteurs de comédie qui aient dit oui. Alice Pol fait passer tellement de choses, d'émotions dans ses yeux. Ces deux comédiens, que sont Alice ou Max, sont prêts à prendre plus de risque avec leur image. Je me comprends, quand tu fais de la comédie tu passes souvent, si je peux m'exprimer ainsi, pour un "couillon" suivant le rôle que l'on te donne. Sincèrement je pense que ça en fait des gens plus courageux. (DS) : Pour rebondir sur ce que tu dis, ce n'est d'ailleurs pas qu'une comédie ? (Pour ma part je pencherai sur le genre suspense)  (ADM) : C'est vrai, d'ailleurs, j'aime beaucoup ce qu'a écrit Allo Ciné: comédie, thriller. C'est exactement cela. (DS) : Tu évoques la campagne participative, parlons-en justement car tu as du y avoir recours pour financer ton long métrage. Ne trouvais-tu pas de producteurs, d'investisseurs, pour investir dans ce film ? Personne ne croyait à ce projet ? (ADM) : La première qui a dit oui et qui a cru en mon projet c'est Julie Gayet. C'est réellement la première productrice qui a eu le courage et la fantaisie de dire oui. D'ailleurs elle sort de l'ordinaire, elle aime beaucoup ce qui est n'est pas commun, et la filmographie de sa maison de production ce sont des choix qui sont audacieux que ce soient pour des documentaires ou des fictions.Pour tout t'avouer au début j'avais beaucoup de mal avec les producteurs qui n'étaient pas prêts à mettre "un kopeck" dessus. Par contre, une fois la campagne participative lancée et qu'elle marchait bien, ils sont venus à moi. Attention, non pas pour l'appât du gain, mais ils ont vu que le public était intéressé. Un financement participatif en fait c'est comme une étude de marché, quand les gens suivent une campagne participative c'est que le public a adhéré. Dans le cas présent, il y avait réellement un public qui était là et ça a rassuré tout le monde. Il y a tout de même 7000 personnes qui ont donné lors de cette campagne.Comme pour toute campagne pour les gens qui donnaient de l’argent, des lots étaient prévus. Les plus importants étaient de venir dîner chez moi, de dormir à la maison pour 10 personnes et une grande fête, tout cela après tirage au sort.Deux des lots n'ont pas pu encore être honorés à cause des évènements sanitaires, mais ça se fera dès que possible.Par contre la fête a eu lieu dans mon jardin en juillet 2019. 100 personnes ont été conviées après tirage au sort et sont venues avec leur conjoint. C'était réellement sympa car les gens se parlaient tous. C'était en général des fans de l'émission « J’irai dormir chez vous", ce qui fait qu’ils avaient déjà ça en commun. Un super moment.(Vous pouvez retrouver son live FB de cette soirée via le lien suivant :  https://www.facebook.com/163097613751767/videos/2371577706434232 )  * Crédit : Dame Skarlette - Photo prise en 2013 au domicile d'Antoine(DS) :  Tu es distribué, entre autres, par Apollo Films qui propose toujours des films en général originaux. Les as-tu démarchés ou sont-ils venus à toi ? Comment la rencontre a-t-elle eu lieu ? (ADM) : Pour tout ce qui est de la distribution, c'est Yves Darendeau de chez Bonne Pioche, qui s'en est occupé. Il croyait beaucoup dans ce distributeur. D'ailleurs c'est vrai ils sont assez originaux dans leurs choix. Quand ils croient à quelque chose ils ne font pas les choses à moitié. D'où le fait que j'ai 110 avant -premières dans toute la France. Je pars avec ma voiture présenter le film dans des dizaines de villes. Par contre il y a aussi d'autres financiers derrière ce film comme France 2 cinéma, OCS, Bonne Pioche, la BNP, etc....(DS) :  Dis-moi, combien de copies sont prévues pour la sortie du film ? Est-il envisagé qu'il soit distribué à l'étranger ? Et puis parle-nous du Festival d’Angoulême où le film est sélectionné Hors compétition ? (ADM) : Normalement 230 copies sont prévues lors de la sortie. Bien que le cinéma tire un peu la langue en ce moment je pense trouver un public, ceux qui aiment « J'irai dormir chez vous » seront certainement au rendez-vous.En ce qui concerne la distribution à l'étranger, peut-être, mais pour l’instant étant donné la situation on ne sait pas. Ce serait bien qu'il soit distribué en Belgique, Suisse et Italie.Oui je suis ravi qu'il soit sélectionné au Festival d'Angoulême (l'interview a eu lieu avant qu'Antoine s'y rende). Même si c'est hors compétition c'est tout de même une reconnaissance de la profession. Crédit photo : ©Marie Augustin (DS) :  Justement, par rapport à ce que l'on vient de dire, tu fais une grande tournée à travers la France pour présenter ce long métrage. Les spectateurs paraissent emballés. Toi qui a toujours du contact avec les gens, comment se passent ces avant-premières ?  Que accueil reçoit le film ?(ADM) : L'accueil est excellent. Les gens qui aiment « j'irai dormir chez vous » retrouvent tout et sans avoir peur de venir en se demandant à quoi ça va ressembler. Une fois qu'ils ont vu le film, ils sont tous emballés. Pratiquement personne ne m'a dit un truc négatif.Par contre, un regret, avec le Covid je ne peux plus faire d'autographes, de dédicaces, de selfies comme je l'ai fait lors de ma tournée en 2019 pour le financement participatif. On ne peut plus se le permettre. (DS) :  Les gens, le public, en général t'adore, et ce depuis 2003, à quoi cela tient-il à ton avis ? (ADM) : Certainement à mon authenticité. Je dis "merde"' quand j'ai envie de dire ce mot mais toujours gentiment quand je le peux, et je le dis plus fermement si ce n'est pas compris. Mais je suis d'un naturel réellement gentil. J'aime le contact avec les gens, j'ai envie qu'ils repartent contents en fait. Je garde tout de même mon indépendance, et un certain jardin secret. J'assume complètement la vie que je mène(DS) :  Peut-on en savoir plus sur le film, l'histoire, le tournage, les figurants ou les personnages que l'on voit dans les Carpates ? (ADM) : Il y a eu 8 semaines de de tournage, ce qui est correct. J'en profite pour remercier mes producteurs car il n’y avait pas énormément d'argent et tout ce qu'on avait est parti sur le film.Nous étions une équipe de 30 à 40 personnes environ. Au moment du tournage dans les Carpates nous étions 4 personnes car je tournais avec les petites caméras comme à l'ordinaire mais il y avait les décors, et autres, et là on avait besoin d'un autre type de matériel. Pour les raccords je ne pouvais pas être tout seul.En ce qui concerne les gens que l'on voit dans les Carpates ce sont tous de vrais comédiens.* Crédit : Dame Skarlette - Photo prise en 2013 au Domicile d'Antoine(DS) :  Une anecdote peut être ? (ADM) : Il y en a pas mal..... Je vais t'en donner une. A un moment du film dans les Carpates, il y a deux personnes Roumaines qui ne sont pas des comédiens. Si l’on regarde l'épisode sur la Roumanie de 2005 dans « J’irai dormir chez vous », on peut les retrouver avec 15 ans de moins !!!!Ça me faisait plaisir de les faire participer et comme je garde toujours des contacts en général avec les gens que je croise - je leur envoie d'ailleurs toujours la cassette, le film qui a été monté - c'était une bonne idée de les faire tourner.(DS) : La date de sortie pour "J'irai mourir dans les Carpates" est le 16 septembre prochain. Le virus circule toujours, le public va moins au cinéma. Ne crains-tu pas que les spectateurs ne soient pas au rendez-vous ? (ADM) : On verra !!Je crains que le cinéma soit encore dans une période difficile, mais j'espère, et je pense qu'énormément de spectateurs seront prêts à venir avec un masque pour voir le film. Les fans de la série en auront certainement envie. Je le vois aux avant-premières où les salles sont pleines, covid ou pas.(DS) : Après ce film, la tournée, tu as certainement envie de souffler, mais te connaissant, tu as peut être déjà envie de repartir, bien que ce ne soit pas évident en ce moment. Pars-tu en vacances ou repas-tu en vadrouille dès que les conditions le permettront pour l'émission "j'irai dormir chez vous" ? (ADM) : En fait je ne sais pas. Pas de tournage pour le moment. Comme tu le dis à cause du Covid, les conditions ne le permettent pas. Est-ce qu'après je ferai autre chose, je n'en sais rien. Prendre des vacances c'est possible. (DS) :  As-tu d'autres projets de films ou une autre surprise car tu fourmilles toujours d'idées, tu ne tiens pas en place ?(ADM) : Oui j'ai des projets de films mais pas dans le même genre. J'ai plein d'idées, je ne sais pas dans quelle direction je vais repartir. J'ai des idées de bouquins qui n'ont rien à voir avec ce que j'ai fait jusqu'alors, tout comme mon projet de film. J'ai un projet sur scène. L’inspiration ne manque pas, ce n'est pas le souci. Je n'ai pas d'inquiétude pour l'avenir, j'arriverai à trouver quelque chose.En ce qui concerne "j'irai dormir chez vous", je ne sais pas quelle tournure ça prendra. Tout dépendra de l'interruption. Si elle est trop longue je n'aurai peut-être plus envie car c'est du boulot. On verra....(DS) : Que peut-on te souhaiter, mis à part d'avoir de nombreuses entrées pour "J'irai mourir dans les Carpates" et de voir les gens heureux à l'issue de la projection ?(ADM) : Oui c'est le mot, que des gens heureux tu as raison.Me souhaiter quelque chose, je ne sais pas. Que ça continue de marcher. Si ce long métrage fait des entrées et qu’il plait au public, je serai ravi. J'ai compris une chose, la force c'est le public, c'est plus fort que tout. Si le public me suit, je peux continuer à aller loin. Si le public est déçu à un moment, ou n'est pas content, ou qu'il veuille plus que ce que je propose ça s'arrêtera.... Crédit photo : ©Nathalie Guyon - France 5Pour ma part, je dirai à Antoine que pour l'instant ce n'est pas le cas et qu’il peut continuer encore longtemps à nous distraire, nous faire voyager via la télévision, le cinéma, les livres ou autres idées qu'il pourrait avoir, on ne se lasse pas et surtout qu'il reste tel qu'il est, mais ça je n'en doute pas. Qu’en dîtes-vous ? Merci à lui pour le temps qu’il a bien voulu me consacrer alors qu’il était en pleine promotion de son film, que j’ai pu voir et que je vous conseille. Prochainement ma critique de "J'irai mourir dans les Carpates". Vous pouvez retrouver Antoine de Maximy via :- Facebook- Twitter- Youtube- J'irai dormir chez vous sur France 5- Intagram  Crédits photos : Antoine de Maximy -  © Nathalie Guyon - France 5 -  ©Tiberiu Hila -   ©Marie Augustin -  *Dame Skarlette

  • Cinéma, Rocks - Critique
    par DAMESKARLETTE le 08/09/2020

    Rocks est un film dont je n'attendais sans doute pas une aussi bonne surprise. Réalisé par Sarah Gavron,  cette dernière filme les femmes de belle manière ou dans le cas présent des adolescentes. Elle nous avait déjà ravit avec "Les Suffragettes". Synopsis  :Rocks, 15 ans, vit à Londres avec sa mère et son petit frère. Quand du jour au lendemain leur mère disparait, une nouvelle vie s’organise avec l’aide de ses meilleures amies. Rocks va devoir tout mettre en oeuvre pour échapper aux services sociaux.Le rôle principal est interprété par Bukky Bakray impressionnante dans ce film. Elle est Shola mais a été rebaptisée Rocks par ses amies. Ce surnom lui colle à la peau par rapport à son tempérament.L'actrice est époustouflante. Une forte personnalité, elle doit assumer à la fois le rôle de sœur, de mère de substitution et porte tellement de responsabilités que celles-ci deviennent écrasantes pour elle.Les autres adolescentes qui l'entourent sont excellentes. Qu'elles se nomment Sumaya, Khadijah, Sabina, Yawa, Roshé, elles sont toutes nouvelles dans le milieu cinématographique. Elles viennent d'origines, de milieux, de cultures différentes, mais apportent chacune à sa manière, énormément à ce long métrage. La seule ayant déjà un peu tourné est Ruby Stokes, qui tient le rôle d'Agnès.La réalisatrice a eu l'intelligence pour le scénario de faire un film collaboratif. Elle a mis en place des ateliers où les jeunes filles livraient leurs idées pour ce long métrage ce qui fait qu'un lien fort s'est déjà noué entre les comédiennes. "Rock"s transpire la vraie vie grâce à une authenticité que les adolescentes vivent au quotidien.Ces dernières sont tellement attachantes par l'amitié qui les lie. Une réelle solidarité émane aussi bien au niveau des images que des dialogues."Rocks" c'est un film de filles, qui prennent leur destin en main. Solidaires elles le sont et malgré un destin qui s'annonce peut être pas simple pour certaines d'entre elles. Elles vont grandir, à cause, où grâce aux embûches qu'elles vont devoir surmonter.Sans temps mort, la réalisatrice a souvent tourné à hauteur des visages des adolescentes, et des moments filmés avec le téléphone portable, ou avec une caméra, s'alternent tout au long du long métrage.Sarah Gavron passe des scènes parlées, avec d'autres de danses ou de chants, ce qui apporte un peu de légèreté. Le fait qu'elle ait fait le choix de filmer Londres dans de vrais décors et dans des lieux pas toujours mis en avant, est aussi un plus.Ces jeunes filles ont une place centrale dans ce film, surtout Rocks qui prend en charge son petit frère ainsi que sa vie en main, même si elle n'a parfois pas conscience de la réalité. Un film très hétéroclite aussi bien au niveau des personnages, des lieux, et des styles de vie. La jolie surprise de la rentrée.ROCKSRéalisé par Sarah GavronAvec :  Bukky Bakray, Kosar Ali, D’Angelou Osei Kissiedu, Shaneigha-Monik Greyson, Ruby Stokes, Tawheda Begum, Anastasia Dymitrow, Afi Okaidja, Sarah Niles Distribué par Haut et CourtGenre : Drame Origine : Grande-BretagneDurée : 1 h 33En salle le 9 septembre 2020Crédits photos et vidéo : Haut et Court - Charlotte Croft - Aimee Spinks Girls - Jo Farrugia

  • Cinéma, La Daronne avec Isabelle Huppert - Critique
    par DAMESKARLETTE le 06/09/2020

     La Daronne aura mis du temps avant d'être projetée sur les écrans, mais le 9 septembre prochain, le film de Jean-Paul Salomé sera enfin en salle.On doit à ce réalisateur des longs métrages comme "Arsène Lupin", "Les femmes de l'ombre", et le dernier en date, en 2013, "Je fais le mort". Autant dire que "La Daronne" est donc très attendu.Synopsis : Patience Portefeux est interprète judiciaire franco-arabe, spécialisée dans les écoutes téléphoniques pour la brigade des Stups. Lors d'une enquête, elle découvre que l'un des trafiquants n'est autre que le fils de l'infirmière dévouée qui s’occupe de sa mère. Elle décide alors de le couvrir et se retrouve à la tête d'un immense trafic ; cette nouvelle venue dans le milieu du deal est surnommée par ses collègues policiers "La Daronne".Crédit : Guy FerrandisLa Daronne, ou Patience Portefeux, est interprétée par Isabelle Huppert. Ces dernières années, à son actif, des tas de rôles comme "Blanche comme neige", "Frankie", "Greta". Je n'ai pas aimé tous ses  et tous ses choix, mais dans la Daronne elle est exceptionnelle et aborde un rôle imprévisible. Elle vient nous surprendre en interprétant une dealeuse assez inattendue.Dans cette comédie, tour à tour Patience ou La Daronne, avec une garde-robe parfois improbable, elle en impose face aux personnes qu'elle va rencontrer. Même si je ne parle pas Arabe, il faut saluer la performance de l'actrice qui ne s'est pas fait doubler et qui apparemment a su parfaitement l'énoncer durant le tournage.Comme toujours elle est habitée par son personnage et le  joue à la perfection.Crédit : Guy FerrandisHippolyte Girardot, trop rare sur grand écran, est Philippe, un inspecteur posé. Amoureux de Patience, il se laisse manipuler. En superbe acteur qu'il est, il apporte une certaine douceur à ce film.Crédit : Les films du lendemain Jean-Paul Salomé a bien fait d'adapter le livre éponyme de 2017 écrit par Hannelore Cayre.Ce long métrage est un mélange de comédie et de polar et met à l'honneur une femme en l'occurrence "La Daronne". En effet, oser mélanger, la police, qui cherche en vain qui est cette personne qui apparait subitement dans le milieu de la drogue, cette femme insoupçonnable qu'est Patience, et des hommes baraqués, qui ne doutent de rien, mais cependant qui n'osent répondre à celle-ci, lorsqu'elle est la Daronne, est assez hilarant.La Daronne nous emmène surtout dans le quartier de Ménilmontant. On y voit le quartier de Barbès et le melting pot qui règne dans cet arrondissement.Cette double vie que mène cette femme, nous offre une palette de jeu, d'émotions que ce soit quand Isabelle Huppert est Patience ou La Daronne.Le ton enjoué, le côté "dingue" de la Daronne apporte une certaine tonalité. Ce film est, par moment, jubilatoire.Ce long métrage, bien rythmé, nous montre un portrait de femme hors du commun qui nous propose une belle aventure fantaisiste en sa compagnie.Crédit : Guy FerrandisLA DARONNERéalisé par Jean-Paul SaloméD'après le roman d'Hannelore CayreAvec : Isabelle Huppert, Hippolyte Girardot, Farida Ouchani, Liliane Rovère, Jade Nadja Nguyen, Rachid Guellaz, Mourad Boudaoud, Iris Bry, Rebecca Marder de la Comédie-FrançaiseDistribué par Le PacteGenre : comédieOrigine : FranceDurée : 1 h 46En salle le  9 septembre 2020Crédits photos et vidéo : Le Pacte - Guy Ferrandis - Les films du lendemain

  • Musique, Emilie Simon nouveau single 162
    par DAMESKARLETTE le 05/09/2020

    Emilie Simon est auteure, compositrice, interprète, réalisatrice et productrice. Après des études de musicologie et un premier album éponyme sorti en 2003, elle mêle projets personnels et bandes originales de films. Elle compose notamment la musique du documentaire de Luc Jacquet La Marche de l'empereur ainsi que celle du film La Délicatesse de Stéphane et David Foenkinos, extrait de son album Franky Knight. En 2006, elle sort Végétal, album aux sonorités organiques et aquatiques. Le succès de cet opus marque le début d'un succès international. Émilie Simon vit entre les États-Unis et la France et enregistre en 2008 The Big Machine à New-York. En 2020, elle collabore avec John Turturro sur la bande originale du film The Jesus Rolls et sort le single "Always Now" également accompagné d'un clip dans lequel apparaît le réalisateur.Récompensée trois fois par les Victoires de la Musique, elle est également nommée aux César en 2005 pour la bande originale de La Marche de l'empereur. Elle se produit dans le monde entier.Isolée dans son studio au printemps, Emilie Simon s’est laissée porter par l’inspiration et a imaginé un nouveau projet Mars on Earth, 2020. Elle l'a écrit, composé, réalisé et produit seule pendant les premières semaines du confinement.4 nouveaux titres sont sortis individuellement sur les plateformes musicales chaque mercredi depuis le 22 avril 2020.Pendant l'été, elle a imaginé la Staycation Edition de ces 4 titres : des versions bossa nova pour tous ceux qui ont été privés de voyages lointains. Ces 4 nouvelles versions sont disponibles dès aujourd'hui. Émilie Simon clôt le projet Mars on Earth, 2020 avec un titre inédit. 162 a été composé, enregistré, réalisé et clippé par Emilie Simon en juillet 2020 alors qu’elle était confinée dans une chambre d’hôtel. Chambre 162.EMILIE SIMONMARS ON EARTH, 2020Staycation EditionLabel : Vegetal Nouveau single 162Disponible le 11 septembre 2020Crédits photos : Emilie Simon

  • Mode, Moa x Caroline Receveur collection capsule AH 20-21
    par DAMESKARLETTE le 03/09/2020

     MOA, l'hiver dernier avait lancé une collaboration avec Caroline Receveur. Elle renouvelle son partenariat afin de nous proposer une collection capsule pour l'Automne-Hiver 2020-2021 Cette saison, la collection capsule MOA x Caroline Receveur revient avec quatre inspirations automne-hiver : LONDON, BABOUCHKA, POLE NORD, FETES.Une collection citadine, féminine et glamour, toujours dans l'esprit MOA !Et comme toujours avec MOA des prix tout doux !!!Crédits photos : Moa