Louise Grenadine

  1. Home
  2. »
  3. Cuisine
  4. »
  5. Louise Grenadine
Image de profilAperçu du blog
Description:

Blog slow lifestyle lyonnais à l'univers cocooning. Au sommaire : ralentir le rythme et profiter des petits bonheurs simples de la vie.

Website:

Envoyer un message à un modérateur

  • Un week-end prolongé en Toscane Auvergnate
    par Louise Grenadine le 25/06/2020

    La France fourmille de magnifiques régions à découvrir. Même si j'ai un profond attachement pour les paysages écossais et même si je rêve déjà de nos prochains voyages au Royaume-Uni, j'aime aussi parcourir la France. Découvrir des lieux magnifiques, parfois insoupçonnés, à quelques centaines de kilomètres. Prendre le train ou la voiture, et m'évader en quelques heures. Ces derniers temps, on a beaucoup entendu parler du Colorado dans le Lubéron, des côtes irlandaises à Etretat, du Canada autour des lacs... mais pour ma part, ce week-end, j'ai découvert la Toscane en Auvergne ! Je n'en avais jamais entendu parler jusqu'à ce que je reçoive un e-mail de l'association Toscane d'Auvergne ; une association qui rassemble des passionnés de la région ; une soixantaine d'adhérents qui tiennent un château, un restaurant, une maison d'hôtes... et qui mettent en avant leur versant de l'Auvergne. Celui de l'autre côté de la chaîne des Puys, où les vallées façonnent le paysage avec leurs nuances de verts et de jaunes.Ces mêmes paysages qui ont fait dire à Catherine de Medicis et à sa fille Margot, que la région leur rappelait leur Toscane. Bref, ce week-end, j'ai été conviée à découvrir cette partie de l'Auvergne. Je ne connais pas la Toscane italienne, mais une chose est sûre : cette Toscane française est splendide. SOMMAIRE1. Château de Busséol2. Billom et son quartier médiéval3. Altamica - chambres d'hôtes4. Balade en trottinette électrique5. Manoir de la Manantie - maison d'hôtes6. Château des Martinanches7. La Paresse en douce - maison et tables d'hôtes8. Château de Parentignat9. Château d'Aulteribe10. Bonnes adressesChâteau de Busséol Des châteaux, on en a un peu partout en France. Mais j'ignorais qu'il y en avait autant en Auvergne. Et avec une telle diversité. Le château de Busséol est le plus ancien de la région. Et le premier que nous avons visité. Construit au XIIème siècle, là-haut sur son rocher, avec une vue imprenable sur les environs. Il a essuyé des sièges, traversé les siècles, a vu passer d'illustres personnages comme Catherine de Médicis et Charles IX, est tombé dans l'oubli pendant près de 200 ans... et puis, 20 années de travaux de rénovation plus tard, on le visite. On ré-apprend ce que l'on avait oublié. La nécessité pour un château féodal de se défendre, coûte que coûte. Abriter les villageois quand l'ennemi approchait. Survivre pendant les longs mois de siège. Se faire malin en construisant des escaliers en kit avant l'heure, pour pouvoir les démonter et rendre, plus difficile, l'accès aux étages. Une visite riche en anecdotes historiques et en surprises, comme la cheminée circulaire de la Grande Salle (classée et protégée) ; je crois bien que c'était la première fois que j'en voyais une comme ça, où les bûches brûlaient à la verticale plutôt qu'à l'horizontale !Château de Busséol 63270 Vic-le-Comte Informations pratiques :toscanedauvergne.com/nos-activites/chateau-de-busseol Billom Arrivés le vendredi en fin de matinée, nous avons passé une partie de l'après-midi au château de Busséol. Il nous restait un peu de temps libre avant de rejoindre la maison d'hôtes alors nous avons mis le cap sur Billom. Un peu par hasard, à dire vrai. La ville se trouvait à quelques kilomètres et la route longeait les magnifiques paysages de la Toscane Auvergnate que l'on commençait tout juste à découvrir. Et en arrivant, un panneau a retenu notre attention. "Quartier médiéval", il indiquait. Ni une, ni deux. La voiture était posée et nous étions déjà en train de marcher dans ces petites ruelles. Le quartier n'est pas très grand, mais il est d'un charme fou. Avec ses maisons à colombage et ses enseignes à l'ancienne qui pendent au bout de leur potence. Une dernière petite escale au moyen-âge avant d'avancer un peu dans le temps ! AltamicaCela tient sans doute de la passion.De l'envie de rencontrer des gens.De l'amour des échanges. Quelque chose comme ça, qui anime ces personnes qui tiennent des chambres d'hôtes. Et qui nous accueillent, si chaleureusement, le temps d'une nuit. Ou plusieurs. Nous avons passé notre première nuit, et soirée, chez Catherine et Michel à l'Altamica. Autour d'un verre (de vin d'Auvergne, bien sûr !), la soirée a filé entre nos doigts, à échanger sur la région qui les passionne, le goût des voyages que nous avons en commun, et notre amour des bons produits. Le petit encas du soir, qu'ils proposent pour les hôtes qui préfèrent manger un bout sur place plutôt que ressortir au restaurant, en était d'ailleurs l'exact reflet. Des bons produits achetés, le matin-même sur le marché, aux petits producteurs locaux. Tout comme le petit-déjeuner fait la part belle au fait-maison avec des confitures aux associations originales (agrumes/ananas, un délice). Le cadre est parfait pour se détendre. Prendre le temps de profiter du jasmin en fleurs qui embaume la cour intérieure. Une belle adresse tenue par deux personnes que nous sommes heureux d'avoir rencontrés.Altamica - chambres d'hôtes 12 rue Blaise Pascal, 63800 Cournon d'Auvergne Site internet : altamica.fr Balade en trottinette électrique C'était la matinée sportive de ce week-end prolongé. Un samedi matin sur les chemins de Toscane Auvergnate pour découvrir la région autrement. Juchés sur nos trottinettes électriques - aux airs de VTT sans selle. Au début, c'est déroutant. On se tient trop droit, trop figé. On n'ose pas vraiment accélérer. On fait même parfois quelques à-coups. Rouler sur les chemins caillouteux n'est pas très naturel... Et puis, les premières minutes passent.Le premier quart d'heure. On prend un peu de vitesse (tout en restant prudent). Et on ose lever le nez, tourner la tête, profiter du paysage. C'était ma première fois, et comme en VTT, j'ai tendance à être craintive quand il y a trop de cailloux sur les chemins. Alors je ralentissais, je prenais mon temps... et sans m'en rendre compte, nous étions déjà la table d'orientation, étape phare de notre parcours. Les 25 km étaient déjà engloutis, et il était temps de rendre la trottinette après 2h à sillonner la campagne.Funcross - trottinettes électriques 15 Route de Chas, 63160 Espirat Site internet : ecoloisirs.fr/nos-sites/funcross Manoir de la Manantie Nous n'y avons passé qu'une petite heure mais le cadre idyllique de ce manoir / maison d'hôtes fut un véritable coup de cœur. À l'intérieur, ce parquet ancien (comme je l'aime tant) avec toute l'élégance des belles essences de bois et du point de Hongrie qui les met en valeur, cette grande cheminée dans le salon entouré d'objets rapportés de voyage, et cet escalier magnifique en pierres de Volvic... l'équilibre parfait entre une décoration raffinée qui plait à l’œil, et l'atmosphère accueillante et chaleureuse qui s'en dégage. On passe alors la tête au-dehors, et c'est le parc tout entier qui nous appelle. Un parc arboré, à l'anglaise, où l'on peut prendre le soleil autour du bassin. Ou profiter de la fraîcheur apportée par les grands et majestueux arbres qui se trouvent sur le domaine. Installés sur la terrasse, à siroter une tasse de thé vert au jasmin, on aurait bien ralenti le temps pour rester là, encore quelques heures. Manoir de la Manantie - maison d'hôtes 5 Rue George Clémenceau, 63190 Lezoux Site internet : manoir-manantie.fr Château des Martinanches C'est la première chose que nous avons remarquée : les douves. Et le château qui se reflétait à la surface de l'eau. Une première image très romantique de ce château aux airs de contes de fées avec ses nombreuses tours et ses formes arrondies, si agréables à l’œil. Dépôt d'armes au XIIème siècle, il a été remanié au fil du temps ; les propriétaires successifs lui ajoutant un étage ici, une tour par-là... Aujourd'hui, on peut le visiter. Découvrir ses quelques très belles pièces avec son mobilier d'époque. Flâner dans le salon Empire où l'on s'imaginerait bien prendre le thé avec une petite musique jouée en fond sur le beau piano Pleyel... La visite s'est terminée en fin de journée ; la lumière était alors magnifique, à l'intérieur comme dans les jardins qui entourent le château. Château des Martinanches - visite et chambre d'hôtes 63520 Saint Dier d'Auvergne Site internet : chateau-des-martinanches.com La Paresse en douce Notre deuxième journée en Auvergne s'est achevée à Tours sur Meymont, dans la maison d'hôtes tenue par Helen et Hank, un couple de hollandais absolument adorables, dans une maison de village entièrement rénovée. Parquet et murs blancs, du bois partout, une décoration épurée... l'endroit parfait pour un séjour cocooning. Avec Hank derrière les fourneaux, l'établissement fait tables d'hôtes. Tout le monde se rassemble pour partager le repas du soir (avec les distances nécessaires en cette période de pandémie). Un moment convivial autour de plats préparés avec de très bons produits, à n'en pas douter. C'est également l'occasion de déguster quelques idées culinaires puisées aux Pays-Bas ! À la nuit tombée, on profite de la terrasse couverte, des lampions qui illuminent le jardin, et finalement, il est l'heure de retrouver la chambre, aussi cosy que le reste de la maison.La Paresse en douce - maison et table d'hôtes Le Bourg, 63590 Tours sur Meymont Site internet : laparesseendouce.fr Château de Parentignat Après l'Italie, retour en France avec le château de Versailles. Ou du moins le petit Versailles d'Auvergne, surnom donné au château de Parentignat. Parfaitement entretenu et rénové, il semblerait que le marquis vient tout juste de passer la porte ! On imagine aisément les belles réceptions qui ont pu avoir lieu dans la salle de bal, ou beaucoup plus récemment, les heures passées par Georges de Lastic à redonner vie au parc, laissé à l'abandon, tout en assemblant la belle collection de tableaux que l'on peut désormais admirer en visitant les salles du château. De grandes hauteurs sous plafond, des étoffes aux couleurs éclatantes, l'immense cadre doré à l'or fin, les meubles en marqueterie, les 10 000 ouvrages de la bibliothèque, et puis cette rangée de citronniers, l'étang au pied du château et le parc qui offre aux yeux un paisible paysage verdoyant... Chacune des pièces renferme des siècles d'histoire et d'anecdotes qui nous ont été contés lors d'une visite guidée privée passionnante (une chance !). Deux heures sur place, mais nous aurions pu rester le double de temps, tant il y aurait à raconter.Château de Parentignat 7 place du château, 63500 Parentignat Site internet : parentignat.com Château d'Aulteribe Un dernier château fort pour terminer le séjour et boucler la boucle ! C'est un très beau circuit à travers tout le château que la visite propose. En commençant par les cuisines, et le fourneau toujours en place, où se trouve aujourd'hui l'accueil visiteurs. On passe successivement de salons en chambres et de chambres en salons ; tous plus richement meublés les uns que les autres. D'ailleurs, c'est le château le plus meublé de France, et le mobilier exposé tourne régulièrement car une formation professionnelle en ébénisterie d'art a été créée ici. Les élèves travaillent jusqu'à deux ans sur la restauration d'un meuble du château, de leur choix, ce qui explique le parfait état de chaque pièce de mobilier. Et puis, il y a les toiles et tentures ; tapisseries et rideaux, aux motifs absolument magnifiques. Pour la plupart, ils ont été créés spécialement pour le château, dans l'esprit de l'époque. La visite se termine dans les jardins où l'on peut flâner librement avant de quitter le domaine.Château d'Aulteribe63120 Sermentizon Site internet : chateau-aulteribe.fr Bonnes adresses - Toit pour toi dans le joli village d'Orcet ; un cadre raffiné pour une cuisine de bons produits pleine de subtilités. Le chef, maître restaurateur, nous a régalé de l'entrée au dessert. Mention spéciale pour les deux entrées que nous nous sommes partagés avec le chéri tant nous avions envie de goûter les deux : foie gras poêlé légèrement rôti à l'extérieur et fondant à l'intérieur, et puis la salade chic avec son homard, ses dés de foie gras et sa truffe d'été. - L'auberge de la forge dans un style différent et plus rustique (c'est une auberge !), mais avec toujours ces bons produits dans les assiettes. Le filet de canette, en guise de plat, était délicieux et la cuisson rosée absolument parfaite. Le petit village de Glaine-Montaigut, où le restaurant se situe, est fort charmant, et son église romane aux plafonds peints mérite le détour ! Un grand merci à l'association Toscane d'Auvergne pour ce très bel accueil ! 

  • Deux recettes de Spritzer pour l'été
    par Louise Grenadine le 17/06/2020

    Ce printemps, j'ai découvert les "spritzer".Je ne sais pas si j'ai vécu dans une grotte durant toutes ces années, ou si ma préférence pour les cocktails secs et courts explique mon ignorance, toujours est-il que ce n'est que très récemment que j'ai entendu parler de ces cocktails frais, légers et parfaits pour les beaux jours.Les spritzer, ce sont des long drinks ultra simples à faire chez soi.Peu alcoolisés.À base de vin (blanc ou rouge) et d'eau pétillante. C'est tout.On rajoute ensuite quelques glaçons pour le rendre parfaitement rafraichissant, et quelques baies, rondelles de fruits ou feuilles d'aromates si on est d'humeur à s'amuser avec les saveurs.Bref, j'ai découvert le concept il y a quelques semaines, et forcément, j'ai eu envie d'y goûter.J'en parle au chéri, qui est le barman de la maison, et il me propose d'essayer une version avec du Lillet ; un vin apéritif à base de vin et de fruits macérés, et une autre avec du Pineau des Charentes, un assemblage de moût de raisin et d'eau-de-vie de Cognac.Résultat ? Deux spritzers parfaits pour les journées ensoleillées.La première recette sera plus désaltérante et légère, et la seconde fera ressortir plus d'arômes en bouche.IngrédientsSpritzer au Lillet Blanc- 4 cl de Lillet blanc- 8 cl d'eau gazeuse (type Arcens, Perrier, eau de Seltz...)- 2 gros glaçonsSpritzer au Pineau des Charentes- 4 cl de Pineau des Charentes blanc- 8 cl d'eau gazeuse (type Arcens, Perrier, eau de Seltz...)- 2 gros glaçonsPas-à-pasUne seule ligne d'explications tant cette recette est simple :- verser le Lillet ou le Pineau dans un verre, ajouter l'eau gazeuse et les deux glaçons, mélanger avec une cuillère, et déguster (avec modération).

  • L'intolérance au lactose : diagnostic et alimentation
    par Louise Grenadine le 27/05/2020

    Pendant de nombreuses années, j'ai été gênée de parler de mon intolérance au lactose. Et je me retrouve encore à l'être, dans certaines situations. Parce que l'intolérance au lactose, comme d'autres intolérances alimentaires, a connu une telle mise en avant qu'elle est devenue un sujet tendance dont parlait tous les magazines. Supprimer les produits laitiers de sa vie, comme cesser de consommer du gluten, a été assimilé à des régimes magiques pour perdre du poids en un temps record. Si bien que je préférais souvent consommer du lactose plutôt que de préciser "je suis intolérante" pour ne pas donner l'impression d'avoir succombé à un effet mode. C'est dommage, parce que cette exposition dans les médias aurait pu permettre d'informer véritablement sur ce qu'est l'intolérance au lactose. Aujourd'hui, je l'assume mieux, et j'ai évoqué le sujet à plusieurs reprises sur le blog ou sur Instagram, glissant une phrase par-ci par-là expliquant mon choix de remplacer la crème fraîche d'une recette par du mascarpone délactosé, ou ma joie de trouver des bounty sans lactose. Des évocations assez rapides qui ont pourtant soulevé de nombreuses questions. Alors il était temps que je consacre un article complet à ce sujet, afin de répondre à un maximum de vos interrogations. Pour le rédiger, je m'appuie bien sûr sur mon expérience et mon vécu, ainsi que sur tout ce que j'ai pu apprendre grâce à des lectures et des échanges avec des médecins. Mais il faut savoir qu'encore aujourd'hui, certains avis médicaux peuvent différer. Et je suis certaine (ou en tout cas, je l'espère) que nous en apprendrons plus encore sur les mécanismes de l'intolérance au lactose dans les années qui viennent. SOMMAIRE1. Intolérance ou allergie ?2. Qu'est-ce que l'intolérance ?3. Symptômes4. Mon parcours et diagnostic5. Aliments délactosés et alternatives végétales6. Teneur en lactose des aliments7. Comprimés de lactase8. Effets sur la santé à long terme Intolérance ou allergie ? Il existe deux choses souvent confondues :  - l'intolérance au lactose, - et l'allergie aux protéines de lait de vache. La différence est de taille, et les conséquences ne sont pas négligeables.  Une intolérance n'entraîne pas de complications graves immédiates alors qu'une allergie, si. Il est donc très important de faire la différence, et de savoir qu'il n'y a pas d'allergie au lactose ; seulement aux protéines de lait de vache. Personnellement, je demande toujours à mes invités ils ont des allergies alimentaires quand ils viennent manger chez moi pour la première fois ; je me sentirais tellement mal si quelque chose arrivait ! Je vous raconte ça parce que, si c'est également votre cas, et qu'un de vos invités précise qu'il est allergique aux produits laitiers, vous ne pourrez pas lui servir les produits délactosés que je liste plus loin car ils contiennent des protéines de vache. Pour ma part, je suis intolérante au lactose, c'est donc uniquement sur ce sujet que je peux vous conseiller.  Et, avant toute chose, je ne peux que vous recommander de consulter un médecin en cas de suspicion d'allergie afin de confirmer ou d'infirmer ce diagnostic. Même chose pour les intolérances : les médecins reçoivent régulièrement des patients qui ont supprimé 18 aliments de leur régime alimentaire en pensant y être intolérants, et finalement, un seul leur posait véritablement problème.  Qu'est-ce que l'intolérance ? L'intolérance au lactose est très courante en Asie (plus de 95% de la population adulte est intolérante au lactose) mais beaucoup moins en Europe (jusqu'à 23% chez les adultes) ; c'est une question de génétique. Elle est due à un déficit en lactase.Totale, ou partielle.  La lactase, c'est une enzyme produite par le corps, qui va permettre de digérer le lactose en le décomposant en glucose et en galactose. En vieillissant, le corps en produit moins. C'est normal, et c'est pour cela que l'on peut, à l'âge adulte, se sentir un peu lourd après avoir consommé un grand bol de lait alors que cela n'arrivait pas quand on était enfant. Si c'est le seul petit désagrément que l'on ressent, cesser de consommer du lactose est dommage. De mon point de vue, en tout cas ; Paris-Brest, tropéziennes et crèmes glacées sont actuellement en train de danser la polka dans mon cerveau. SymptômesQuand le taux de lactase produite par le corps est trop bas pour digérer le lactose ingéré, les gargouillis et les sensations de lourdeur laissent place à d'autres symptômes : (là, clairement, on entre dans la partie absolument pas glamour du sujet ) :- ballonnements et excès de gaz,- diarrhées et/ou constipation,- douleurs abdominales, - vomissements Tout le monde ne souffre pas de l'ensemble des symptômes, cela va dépendre des personnes, du degré d'intolérance et de la quantité de lactose ingérée. Les vomissements, par exemple, sont plus fréquents chez les enfants.  Certains symptômes peuvent se déclarer une quinzaine de minutes après ingestion du lactose, d'autres quelques heures plus tard, voire même le lendemain. Et si, votre corps n'arrive vraiment pas à s'en débarrasser, les symptômes peuvent persister plusieurs jours sans pourtant avoir de nouveau consommé du lactose. Mon parcours et diagnostic Dans les repas de famille, j'ai toujours entendu cette anecdote à mon sujet : j'étais un bébé qui ne buvait pas son biberon. Mon grand-père se rappelait avoir passé deux heures à tourner autour d'une table pour réussir à me faire boire quelques malheureux centilitres de lait. L'histoire ressort très régulièrement et ça fait beaucoup rire ma famille même si c'était un calvaire pour me faire manger. Par la suite, j'ai toujours été très lente pour manger car j'arrivais rapidement à satiété, avec cette impression d'avoir le ventre gonflé comme si j'avais beaucoup trop mangé. Après avoir montré une appétence particulière pour le chocolat chaud à l'eau (si facile à digérer !), j'ai recommencé à boire du chocolat chaud. Et des milkshakes. J'avais 16 ans et demi, je travaillais chez McDonald's à côté de mes études, et je ne résistais pas à ces bombes laitières au moment de prendre mon repas. C'est là que j'ai commencé à avoir mal.De grosses crampes au niveau du ventre. À devoir me poser dans un coin, recroquevillée sur moi-même, en attendant que ça passe. Et pourtant, je n'avais pas encore connu le pire. Aujourd'hui, certaines douleurs me remontent jusque dans le cœur tellement me font mal. Bref, il y a neuf ans environ, j'en ai parlé à mon médecin. Elle m'a demandé d'amener mon carnet de santé dans lequel un premier indice avait été glissé. À 8 jours, le pédiatre avait noté "anorexique" (on va dire qu'à l'époque, il n'avait rien compris à cette maladie...) mais aussi "IPLV ?" qui signifie "intolérance aux protéines de lait ?" Depuis, la médecine a fait du chemin, et on sait la différence entre l'allergie et l'intolérance comme je le disais plus haut. En recoupant avec les informations de mes parents sur des cris / pleurs et coliques après mes biberons, mon médecin m'a fait passer des tests pour savoir si je souffrais d'une intolérance ou d'une allergie. Et c'est ainsi qu'il y a 8 ans, j'ai été diagnostiquée comme ayant un déficit en lactase de naissance. C'est assez rare, généralement cela arrive plutôt à l'âge adulte, mais il faut savoir que ça existe. Et qu'une lecture du carnet de santé peut donner quelques pistes à ce sujet ! Il existe désormais plusieurs test pour confirmer le diagnostic d'intolérance au lactose dont un test respiratoire visant à mesurer la concentration d'hydrogène dans l'air expiré après ingestion de lactose (l'hydrogène étant produite par les bactéries en fermentation dans le colon, si le taux est élevé, cela veut dire que le lactose n'a pas été digéré). Aliments délactosés et alternatives végétales Mettre enfin le doigt sur ce qui vous fait souffrir pendant des années, c'est bien. Cela permet de savoir ce que l'on peut changer pour améliorer sa qualité de vie. Mais on ne va pas se mentir, c'est nul, d'être intolérante au lactose (même s'il y a pire, évidemment). Surtout quand on est gourmande. Quand on rêve de montagne de crème Chantilly sur ses fraises, quand on préfère la crème glacée aux sorbets, ou quand on ne boit son thé qu'avec du lait. Bref, j'avais faux sur toute la ligne. Ma seule chance est de ne pas aimer le fromage ! Quand j'en parle, on me dit très souvent que je peux cuisiner avec des crèmes et boissons végétales. C'est vrai. Il existe plein d'alternatives sans lait animal. Mais ça n'a pas le même goût. Pas toujours. Ma blanquette de veau avec la crème liquide au soja est excellente, mais les pâtes à la carbonara avec la même crème liquide (recette d'hérétique, je sais, mais j'aime bien la "carbonora à la française"...) ont un goût que je n'apprécie pas. Je me suis donc mise en quête d'aliments délactosés. Très faciles à trouver chaque fois que je suis en voyage, mais une galère sans nom quand on est en France. Pour vous dire : la toute petite épicerie à côté de notre logement, à Lisbonne, était parfaitement achalandée en crème liquide, beurre et yaourts sans lactose, alors qu'il faut faire le tour des supermarchés pour ne trouver que l'un des trois en France ! Ce que je trouve actuellement : - du beurre marque distributeur Auchan, - de la crème fraîche Elle&Vire chez Auchan, - des yaourts nature et fraise marque distributeurs Auchan, - du lait Matin Léger de Lactel et lait GrandLait léger et digeste de Candia, - du mascarpone Züger chez Naturalia, Biomonde, Biocoop et l'Eau Vive, - de la mozarella Züger chez les mêmes enseignes, - du fromage frais Züger chez les mêmes enseignes également. À savoir que ça change beaucoup... et rapidement.  Il y a deux ans, je trouvais le beurre et la crème liquide en marque distributeur Carrefour, et ce n'est plus le cas à l'heure actuelle. C'est notamment l'une des raisons qui m'a poussée à faire mes yaourts maison. Les produits vegan permettent aussi de se faire plaisir sans être malade ! Parmi les petits plaisirs que je suis bien contente de trouver sans lactose :  - les barres noix de coco et chocolat au lait Allergo (façon bounty) en supermarché, - les pâtes à tartiner Nocciolata et Noiseraie qui existent sans lactose, en boutiques bio, - les cônes à la vanille au soja chez Toupargel Et puis, il y a ces aliments dans lesquels on ne penserait jamais trouver du lactose mais qui peuvent en contenir, notamment parce que le lactose est utilisé comme conservateur : - les margarines qui ne sont pas 100% végétales, - la charcuterie, certaines saucisses, et même les lardons de la grande distribution. Teneur en lactose des aliments Tous les produits laitiers ne contiennent pas la même teneur en lactose, ce qui permet d'adapter son régime en fonction de son degré d'intolérance. Par exemple, le beurre contient assez peu de lactose, environ 0,6 g pour 100 g, tout comme les fromages à pâte dure ; avec un affinage de plus de 12 mois, la teneur est même proche de zéro. Le site SansLactose.com recense de nombreux aliments et leur teneur en lactose ; très pratique. Seule la donnée sur la "fondue au fromage" est à ne pas trop prendre en compte car cela dépend vraiment de votre recette. Le site est Suisse, donc une recette avec du vacherin sera riche en lactose, tandis qu'une version plus Savoyarde avec des fromages à pâtes dures (chez nous, on fait Beaufort / Comté / Abondance) ne contiendra pratiquement pas de lactose. Comprimés de lactase Comme je me sens bien incapable de faire une croix sur toutes ces bonnes choses, je prends de la lactase en comprimé lorsque je fais des écarts. On en trouve assez facilement en pharmacie ; ils sont vendus comme compléments alimentaires, sans ordonnance.  Leur dosage en lactase se mesure en FCC, et il est plus ou moins élevé en fonction des marques. Parmi celles que je connais, on trouve :- Bouillet à 2250 FFC par comprimé,- Solgar à 3500 FCC,- Lactolérance à 4000 FCC- Lactojoy à 14500 FCCDepuis près de deux ans, je suis passée sur les comprimés de la marque Lactojoy après avoir testé des dosages plus faibles. Ce sont les plus fors du marché à l'heure actuelle, donc si vous n'avez jamais pris de lactase, je vous conseille de commencer par des comprimés ou gélules moins dosées.Il n'y a pas de surdosage en lactase connu à l'heure actuelle, mais par précaution, il est préférable d'y aller progressivement pour trouver le dosage qui correspond à son intolérance. Point important à ce sujet : les marques mettent souvent en avant le dosage en FCC pour deux comprimés (ou gélules) sur leur packaging.  Ce n'est pas un produit miracle, si je fais un repas plein de lactose, je serai mal le lendemain quoiqu'il arrive étant donné mon degré d'intolérance. Mais avec trois comprimés, je peux me faire plaisir avec une part de carrot cake dans un salon de thé, par exemple (au pire, j'aurai un petit peu mal au ventre le lendemain).  Effets sur la santé à long terme Les avis médicaux divergent à ce sujet, mais une étude qui faisait la une du Times en 2004 révélait un point commun inattendu entre les maladies chroniques et dégénératives dont on voit le nombre augmenter ces dernières décennies (cancer Alzheimer, dépression, Parkinson, diabète...) : l'inflammation chronique. Et une mauvaise alimentation, tout comme consommer un ingrédient non adapté à son corps (lorsqu'on est intolérant, donc), fait partie des causes majeures des inflammations cellulaires de notre corps. Une bonne raison d'écouter son corps, et d'en prendre soin une fois que le diagnostic est posé ! * * * J'ai tenté de répondre à toutes les questions reçues sur Instagram. Mais si vous en avez d'autres, n'hésitez surtout pas à les poser en commentaires ! Quelques sources et références sur le sujet :  - https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/intolerance-lactose/que-faire-quand-consulter - http://www.sanslactose.com/ - https://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/ArticleComplementaire.aspx?doc=lait_lactose_do - L'ouvrage Les clés de l'alimentation santé par le Dr Michel Lallement

  • Ma routine beauté pour le printemps
    par Louise Grenadine le 20/05/2020

    Confinée ou non ; en week-end ou en pleine semaine, mes habitudes de soin et maquillage ne changent plus vraiment. Peut-être parce que j'ai réussi à trouver mon équilibre. Entre ce qui est nécessaire pour le bien-être de ma peau et ce qui me fait plaisir. Au retour des beaux jours, je me tourne invariablement vers des textures plus légères. Plus fraîches. J'abandonne les crèmes très épaisses de l'hiver pour retourner vers des émulsions et gels. Sans pour autant délaisser les formules hydratantes ; au printemps, les températures jouent au yoyo, et il m'est encore primordiale d'apporter une bonne dose d'hydratation à ma peau. Bref, il est temps de vous parler de ces petites nouveautés dans ma routine ! FreshROSE DEEP HYDRATATION FACE Après avoir été complètement convaincue par le tonique et la crème visage de cette gamme, malgré mes hésitations sur le parfum de rose - une odeur que je trouve souvent trop forte en cosmétique, mais qui s'est avérée délicate et fraîche - j'ai récidivé avec le sérum. L'alliance parfaite du soin léger sur la peau avec une formule qui apporte une véritable hydratation à l'épiderme. Je l'applique : matin et soir après une lotion tonique, sur l'ensemble du visage et du cou. J'aime : sa texture très fluide idéale pour un petit auto-massage du visage, et l'hydration qu'il apporte à la peau. Sérum visage hydratation intense à la rose, Fresh OriginsMATTE MOISTURIZER WITH WILLOWHERB À mi-chemin entre le gel et la crème, c'est un bonheur à utiliser. Elle est particulièrement adaptée aux peaux mixtes car elle matifie le teint, bien qu'elle n'empêche pas totalement de briller. Cela reste un soin donc la poudre libre et/ou le fixateur reste nécessaire, sur la zone T, si on veut garder un teint mat tout au long de la journée. Je l'applique : le matin après mon sérum hydratant ; même si cette crème apporte un peu d'hydratation, ce n'est pas suffisant pour moi si je ne la combine pas au sérum. J'aime : l'effet matifiant apporté au visage, sa texture légère et son parfum doux et frais. Petit bémol : c'est un produit qui promet de minimiser l'apparence des pores ce que je n'ai pas spécialement observé. Soin hydratant visage mat à l'épilobe, Origins UriageBARIÉDERM CICA LÈVRES Depuis la DermClass La Roche Posay à laquelle j'ai assisté au printemps dernier, je suis devenue une grande utilisatrice du Cicaplast lèvres qui s'est révélé être un produit particulièrement efficace. Comme il est recommandé de faire tourner les produits tous les 3/6 mois pour éviter que la peau ne s'habitue et qu'ils perdent en efficacité, il était temps de lui trouver un remplaçant ; je me suis donc tournée vers un produit similaire qui s'est avéré tout aussi performant. Je l'applique : quand j'y pense ! C'est bien le problème : mes lèvres se déshydratent très vite et je ne pense pas suffisamment à appliquer mes baumes. Mais quand je le fais, le résultat est là. J'aime : son action réparatrice et l'absence de goût déposé sur les lèvres. Petit bémol : il reste présent sur les lèvres pendant un bon moment, ce qui ne me dérange pas car cela permet de les protéger des agressions extérieures, mais c'est un point à souligner pour les personnes qui n'apprécient pas cette sensation sur les lèvres. Baume protecteur lèvres abîmées et sécheresses extrêmes, Uriage ErborianBB CRAYON Je vous parle très régulièrement de la marque Erborian dont j'apprécie particulièrement les différentes lignes de maquillage pour le teint ; des BB et CC crème au fini très naturel qui me correspondent parfaitement. Et leur dernière nouveauté ne fait pas exception : une BB crème en stick. Je l'utilise : en guise de correcteur ou en retouche ; je le glisse dans mon sac si j'ai une longue journée pour rajouter une petite touche au niveau de mon contour de l’œil, par exemple. J'aime : son format très pratique en déplacement et sa formule qui camoufle sans effet de plâtre. BB crème en stick, Erborian Youth to the peopleSUPERFOOD FACE WASH Tout comme les soins Fresh, c'est assez récemment que j'ai découvert les produits de la marque Youth to the People dont j'ai toujours été ravie jusqu'à présent ; avec un énorme coup de cœur pour les senteurs douces, fraîches et herbales qui s'en dégagent. Je l'utilise : le soir, une fois mon visage démaquillé. J'aime : son respect de ma peau sensible qu'il laisse bien propre sans pour autant avoir tendance à la dessécher (c'est un nettoyant qui ne mousse pas), et son packaging en verre. Nettoyant anti-oxydant au chou kale, thé vert et aux épinards, Youth to the people FreshROSE FACE MASK Le parfait complément au sérum à la rose de la marque : le masque hydratant et tonifiant de la même gamme. Son parfum de rose est plus prononcé mais reste toujours très naturel. Je l'applique : une fois par semaine après avoir exfolié mon visage ; je le laisse poser dix bonnes minutes avant de le rincer avec un linge humide et tiède. J'aime : l'hydration qu'il apporte à ma peau et sa texture facile à étaler sur l'ensemble du visage. Masque à la rose pour le visage, Fresh La Roche PosayCICAPLAST MAINS Déjà que mes mains sont en constant manque d'hydratation (là-dessus aussi, je manque de discipline), l'augmentation de la fréquence de lavage des mains ainsi que l'utilisation de gels hydroalcooliques (que je limite pourtant à une utilisation en extérieur), avec la crise du coronavirus, n'ont clairement pas amélioré les choses. Dernièrement, j'ai acheté plusieurs crèmes en pharmacie dont celle-ci qui est une belle découverte ! Je l'applique : avant de me coucher, et dans la journée quand j'y pense. J'aime : étonnamment, sa texture. Habituellement, je n'apprécie pas vraiment les crèmes aussi épaisses car je préfère les produits qui pénètrent quasi instantanément dans l'épiderme pour pouvoir rapidement vaquer à mes occupations. Mais elle hydrate vraiment bien, et en deux minutes maximum, le film laissé sur la peau disparaît... alors finalement, je l'ai adoptée ! Crème barrière réparatrice mains, La Roche Posay

  • Le printemps - une saison pour créer et se réinventer
    par Louise Grenadine le 05/05/2020

    Si l'automne est ma saison préférée pour son ambiance cosy et cocooning, les bonnes choses que l'on va ramasser en forêt et les couleurs magnifiques qui égayent les paysages, le printemps est juste derrière. Pour le retour du soleil, encore suffisamment doux pour réchauffer la peau sans la brûler. Pour le réveil de la nature. Les bourgeons qui débourrent, les nouvelles pousses vertes que l'on découvre, le matin, sur le bois d'un arbuste encore endormi la veille.  La nature sort de son état végétatif.  Elle se réveille et se met doucement en marche pour un nouveau cycle. Le printemps, c'est la saison du renouveau. La saison qui me donne envie de "faire des choses". Lancer des projets, avoir la tête pleine d'idées ; une énergie nouvelle et créative.  Tous les projets n'aboutiront pas, et c'est très bien ainsi, mais c'est l'occasion idéale pour profiter de ce nouvel élan pour laisser libre court à ses envies. Oser de nouveaux projetsOn a tous, dans un petit coin de notre esprit, une aventure qui nous tient à cœur.  Un projet qui nous anime autant qu'il nous fait douter. Que l'on repousse, par peur de se lancer, de ne pas être prêt ; par peur d'échouer, et parfois de réussir. Et si... on se lançait ? Simplement.Ouvrir un blog, apprendre à danser le charleston, commencer un potager, se mettre à la peinture, créer son entreprise,  mettre son CV à jour et chercher un nouvel emploi... Tous ces projets, personnels ou professionnels, qui nous font vibrer. Et qui s'accompagnent de cette petite voix qui se demande ce que l'on ressentirait si on allait au bout. Il y a aussi de chouettes projets collectifs que l'on peut rejoindre, comme :- le #shootingconfiné de LaRox'style qui invite à la créativité avec un thème photo par jour, - ou les Book Spine Poetry Contest qui consiste à empiler des livres pour créer un poème avec leur tranche ! * * * Prendre de nouvelles habitudesRégulièrement, tous les 3-4 mois je pense, j'ai cette prise de conscience récurrente : il FAUT que je boive PLUS. C'est un fait : je ne pense pas à boire, et je n'en ressens le besoin que très rarement. Après avoir mangé un demi paquet de chips, par exemple. Mais je consomme beaucoup de thé ; apparemment, ça ne remplace pas le verre d'eau seul, mais c'est toujours mieux que rien. Bref, le constat est récurrent, et malgré tout, je ne parviens pas à mettre en place une routine qui me permette de boire plus. J'ai tout essayé : applications sur le téléphone, post-it un peu partout dans la maison, bouteille d'eau remplie à mes côtés. Je crois que boire m'ennuie profondément, ce qui explique que je n'ai toujours pas réussi à prendre cette habitude. D'ailleurs, prendre une habitude est un processus long. On ne réussit pas en 21 jours. Ni en 30.Il faut travailler dessus, s'entraîner à garder le rythme, et ne pas se flageller, non plus, quand on saute un tour. Mais si notre motivation est suffisamment forte, je crois que le printemps est la saison toute trouvée pour commencer. Inconsciemment, notre esprit est plus léger avec le retour des beaux jours ; on peut observer, tout autour de nous, la nature changer à vue d’œil et, spontanément, nous modifions notre rythme de vie en quittant l'hiver.Le moment idéal, donc, pour ajouter, à son quotidien, cette habitude que l'on avait envie de prendre ! Une façon, aussi, de devenir cette personne que l'on aimerait être ; cette personne qui boit plus d'eau (ou pas), qui prend plus de temps pour soi, qui se reconnecte au monde en déconnectant plus tôt...Et si on lâche, au bout de quelques mois ? On aura déjà essayé !Un article (qui date un peu) intéressant à lire sur le sujet : Combien de temps faut-il pour prendre une habitude (selon la science) ?Inventer ses propres traditionsC'est devenu un petit rituel, depuis deux ans : fin mai, début juin, je guette (et fais guetter) les ombelles de fleurs de sureau qui poussent en Ardèche pour pouvoir les récolter et préparer mon sirop pour l'année à venir. Il y a trois ans, en revenant de voyage, on a décidé de réinstaurer le petit-déjeuner attablé, à deux, même la semaine ; un petit temps pour démarrer la journée ensemble. Et on commence à se demander si on ne va pas alterner brunch à la française / brunch à l'anglaise tous les dimanches, parce que c'est un repas auquel on a pris goût, ces dernières semaines... Autant de petits rendez-vous qui jalonnent le quotidien et permettent de créer ses propres traditions ; pas celles issues d'une religion ou d'un bureau de marketing, qui nous font (avec plaisir cela dit) manger les œufs en chocolat ramassés dans le jardin... mais des traditions qui nous sont propres. Qui ont leur histoire peut-être. Et qui ont du sens, pour nous, avant tout. * * *Faire le ménage de printempsAvec un nom pareil, on ne pouvait pas y échapper !Je ne suis pourtant pas une adepte du chiffon, et le tiroir fourre-tout bien rangé du salon le reste approximativement dix minutes et trente-deux secondes.Mais il y a toujours ce moment où les doudounes doivent passer à l'arrière-plan pour faire revenir les petites robes sur le devant du dressing.Où les coussins reprennent leur place sur les fauteuils de la terrasse.Et la chilienne sort de son repos hivernal.C'est la ronde des plaids : les polaires rentrent au bercail et ceux aux motifs floraux attendant sagement la première soirée d'été passée dehors pour entrer dans la danse.Un tournez ménage qui invite au tri.Le prétexte tout trouvé pour faire le point dans le dressing ou dans les tiroirs à thé (au hasard) ; repérer ce qui ne nous correspond plus ou arrive en bout de course, affiner ses goûts et identifier ses besoins.Pour partir sur de nouvelles bases, consommer moins et mieux aussi, et pour avoir de moins en moins de tri à faire au fil des années !Si le sujet vous intéresse, il y a cet article que j'avais écrit en 2017 : mes astuces pour mieux acheter mes vêtementsEt vous, qu'avez-vous envie de faire au retour du printemps ?

  • Granola chocolaté aux amandes, graines et miel pour le petit-déjeuner
    par Louise Grenadine le 23/04/2020

    Chose promise, chose due !Une troisième recette de granola maison suite à vos demandes sur Instagram.Cette fois-ci, ce ne sont pas mes envies de graines qui ont guidé cette recette, mais une requête faite par le bûcheron qui souhaitait un granola chocolaté, mais sans morceaux de chocolat dedans, préparé avec du miel.Challenge accepted!Comme pour les deux premières recettes, celle-ci est ultra simple. Et je crois qu'avec ces trois versions de granola maison, vous allez avoir de quoi faire plein de croisements pour ajuster vos recettes en fonction de votre humeur ! (ou de ce que vous avez dans les placards.)Ingrédients- 350 g de flocons d'avoine- 3 c. à soupe de chocolat en poudre non sucré- 2 c. à soupe d'huile d'olive- 4 c. à soupe de miel- 140 g d'amandes- 100 g de graines de tournesol- 60 g de graines de courgeRecette1. Couper en deux ou 3, à l'aide d'un couteau de cuisine, les amandes.2. Préchauffer le four à 150°C.3. Dans un saladier, bien mélanger les flocons d'avoine et le chocolat en poudre avant de rajouter les amandes, les graines de tournesol, les graines de courges, et enfin, l'huile d'olive et le miel. Mélanger à nouveau jusqu'à ce que tous les ingrédients soient bien enrobés.4. Recouvrir une plaque de cuisson de papier sulfurisé, et verser le mélange dessus. L'étaler de façon à avoir au maximum 1 cm d'épaisseur (avec ces proportions, je fais deux fournées).5. Faire cuire environ 30 minutes en retournant le mélange toutes les 10 minutes.6. Laisser refroidir avant de verser l'ensemble dans un bocal ; le granola ainsi préparé se conserve largement deux à trois semaines.Plus de recettes ? - granola au sirop d'érable, chocolat et fruits secs,- ou aux trois graines, raisins blonds et chocolatEt pour les accompagner, des yaourts maisons natures ou aromatisés, sans lactose

  • Road trip en Écosse - Inverness et la région du Speyside
    par Louise Grenadine le 16/04/2020

    Terminées, les contrés sauvages écossaises !À mesure que nous quittions l'Ouest du pays, nous laissions aussi derrière nous les grands espaces, parfois dits hostiles, pour lesquels j'ai eu un véritable coup de cœur. Il était temps d'achever notre road trip en Écosse, en terminant notre boucle par Inverness avant de redescendre par l'Est.Une boucle en contresens des guides papier et numériques que nous avons consultés.Un choix volontaire pour être au maximum de notre forme pour les randonnées prévues sur l'île de Skye et dans l'Ouest écossais ; avant de terminer en douceur, à flâner de château en château.SOMMAIRE1. Le Loch Ness2. Invermoriston3. Fort Augustus4. The Falls of Foyers5. Inverness6. Fort George7. La distillerie Glenfarclas8. Cullen9. Elgin Le Loch NessJe voulais le voir. Juste une fois. Le temps d'une courte journée.Parce que j'avais lu tant d'histoires à son sujet, quand j'étais plus jeune, que je me devais de mettre de le voir de mes yeux.Alors nous avons amorcé notre voyage jusqu'au second loch le plus grand d'Ecosse (après le Loch Lomond), par le côté Ouest, d'où l'on peut entrapercevoir les ruines du château d'Uruqhart.  InvermoristonLa route longe le loch.Mais la végétation y est dense. Très dense.On n'aperçoit le lac qu'à de très rares occasions.Mais à une dizaine de kilomètres avant Fort Augustus, il y a ce petit village bourré de charme. Invermoriston.Avec des maisons, en bordure de route, dans lesquelles je me serais bien vu séjourner quelque temps.Ou même juste prendre une tasse de thé !Un village en bordure de torrent, avec son vieux pont en pierre construit en 1813, d'où part un sentier qui invite à une belle promenade dans les bois. Rejoindre cette petite hutte qui surplombe la rivière (et m'a terriblement fait penser à la cabane de Hagrid !). Marcher au calme, entre les arbres aux troncs vertigineusement hauts.Avant de rejoindre la voiture pour poursuivre notre chemin. Fort AugustusC'est à Fort Augustus que tous les touristes se rendent pour découvrir le Loch Ness.Nous y compris.Le canal calédonien passe par cette petite ville, pleine de charme elle aussi, bien que devenue très touristique. Mais la promenade, le long du canal, demeure très agréable. Et se conclut par un beau panorama sur le Loch Ness. Avec de l'eau, à perte de vue. Et des sapins, partout autour.À l'heure du déjeuner, nous avons fait une halte au pub The Lock Inn.Situé le long du canal, nous avons eu de la chance de n'attendre qu'une dizaine de minutes avant d'avoir une table.Au rez-de-chaussée, une décoration tout en bois avec cheminée et petite bibliothèque. ; il ne m'en fallait pas plus pour apprécier le cadre.Dans les assiettes, un fish'n'chips pas mal du tout, pour ma part. Et très copieux.Tout comme le mac'n'cheese du bûcheron, qu'il ne s'attendait vraiment pas à voir arriver avec des frites en guise d'accompagnement ; autant dire qu'on a sauté la case dessert sans l'ombre d'un doute.The Lock InnCanal Side, Fort Augustus PH32 4AUSite internet : the-lockinn.co.uk The Falls of FoyersSur le retour, nous avons emprunté la route qui longe le côté Est du Loch Ness.Improvisant une dernière petite promenade à Foyers.Un parcours, fléché et bien aménagé, avec escaliers en bois et ponts suspendus, permet de rejoindre une cascade, et d'admirer sa chute (de plus de 42 m) en différents points de vue. Et puis, le long de cette route aux paysages magnifiques, un dernier troupeau de vaches des Highlands nous attendait.  InvernessAprès Glasgow, aux premiers jours de notre séjour, Inverness était véritablement la première grande ville de notre road trip dans laquelle nous nous arrêtions.Autant dire qu'après l'Ouest écossais, le changement d'ambiance était quelque peu radical !Nous avons pris la matinée pour arpenter ses rues.Prendre de la hauteur et découvrir le château qui surplombe la ville.Apprécier l'architecture des bâtiments en bord de rivière. Et faire un brin de shopping.En commençant par la librairie Leakey's Bookshop, avec ses vieux livres et ses très nombreuses estampes anciennes que nous avons regardées pendant près d'une heure avant de repartir avec trois d'entre elles sous le bras !L'établissement, en lui-même, vaut le détour ; une librairie installée dans une ancienne chapelle.Des rayonnages partout. Sur deux étages.Avec un poêle en son centre et ses bûches de bois sur le côté.Un endroit absolument charmant, incontournable quand on est de passage à Inverness !Leakey's BookshopChurch St, Inverness IV1 1EY, Royaume-UniPage facebook : fb.com/LeakeysBookshopNous avions aussi repéré quelques boutiques au style country living britannique que l'on apprécie beaucoup mais que l'on a assez de mal à trouver en France. Si vous aimez également, je vous recommande Grahams of Inverness, à deux pas du château, qui distribue notamment les marques Barbour, Hicks & Brown ou encore Jack Murphy. Fort GeorgeC'est sous un ciel bleu incroyable que nous avons rejoint Fort George ; une caserne construite suite à la bataille de Culloden.Nous n'avons pas fait la visite, car ne faisions que passer.Mais il est tout de même possible, sans se munir de billet, de sauter le premier fossé et de se promener sur un des ramparts extérieur.Ce que nous avons fait.Profitant un peu du soleil et de la vue.En ramassant quelques très belles plumes en guise de souvenir. La distillerie GlenfarclasOfficiellement, il existe quatre régions de production de whisky en Ecosse.Le Speyside fait partie des Highlands, mais sa renommée en a fait la cinquième région.Personnellement, je ne suis pas une amatrice de whisky ; je préfère le gin.(Comme Agatha Raisin, oui ; cette série littéraire était définitivement faite pour moi.)Mais j'apprécie une dégustation, de temps en temps. Et venir en Ecosse sans visiter une distillerie de whisky, pour découvrir l'arrière-boutique en somme, aurait été tout de même dommage.Faire un choix parmi les très nombreuses distilleries implantées sur le territoire écossais s'est révélé être bien difficile ; j'ai d'ailleurs laissé le soin au bûcheron de s'en charger, étant bien plus connaisseur en la matière que je ne le suis.Son choix s'est porté sur une petite distillerie.Indépendante, bien que réputée parmi les amateurs de whisky.Une visite guidée que j'ai beaucoup appréciée et que je recommande chaudement, que l'on apprécie ou non le whisky d'ailleurs. Elle démarre par l'histoire de la distillerie (dont on ne connait pas la véritable date de création car, dans les années 1800, beaucoup de distilleries commençaient clandestinement pour échapper aux lourdes taxes sur la vente d'alcool), se poursuit dans les coulisses où tout le processus de distillation est expliqué ; on visite ensuite la cave où  vieillissent les fûts avant de terminer par une petite dégustation.Et tout a bien été pensé : les conducteurs peuvent demander à emporter leur whisky de dégustation sous forme de mignonette pour ne pas prendre le volant en ayant bu.La distillerie GlenfarclasBallindalloch, Banffshire AB37 9BDTarif : 7,5£ par personne pour la visite classique - réservation conseilléeSite internet : glenfarclas.com CullenAprès plus d'une semaine dans l'Ouest, avec pull, doudoune sans manches et imperméable, je me suis retrouvée en petit débardeur dans les rues de Cullen ; la météo étant drastiquement différente de ce côté de l'Ecosse. Le village se trouvait sur notre route, il était mignon, et un antiquaire était ouvert au moment de notre passage ; trois bonnes raisons de faire une halte et de se promener parmi les petites maisons en bord de mer. ElginNotre dernier arrêt de la journée : la ville d'Elgin, avec sa cathédrale en ruines, ses maisons au style britannique que j'aime tant, ainsi que le site historique de la manufacture Johnstons of Elgin connue pour ses superbes cachemires.(J'ai été raisonnable, je n'ai pas craqué... j'avais déjà un plaid en tweed de l'île de Skye qui prenait la moitié de la valise !)Il était alors temps de rentrer pour une dernière nuit à Inverness avant de rejoindre Aberdeen puis Saint Andrews...* * *Liens utiles pour trouver un hébergement :- Booking pour les hôtels, maisons d'hôtes, bed & breakfast, auberges de jeunesse...- 25 € via ce lien de réduction sur votre première réservation Airbnb+ d'articles sur ce road trip en Écosse : - La ville de Glasgow- Du loch Lomond à l'île de Skye- La péninsule de Trotternish sur l'île de Skye- Waterstein Head et les Fairy Pools sur l'île de Skye- De la péninsule d'Applecross à la vallée de Torridon

  • Mes petits gestes pour réduire mes déchets
    par Louise Grenadine le 08/04/2020

    Il y a trois / quatre ans désormais, j'ai commencé à me rendre compte à quel point toute notre société était basée sur un éternel cycle de consommation. D'achats, et de délaissement programmé.D'objets à quasi usage unique.Ce que je prenais pour du progrès était, à bien y réfléchir, des besoins créés par la société de consommation déguisés par des arguments de praticité. De gain de temps.Les serviettes en papier à l'heure du repas, les sacs plastiques dans les magasins, les cotons pour se démaquiller, le film alimentaire pour les restes dans le frigo...Alors j'ai commencé, tout doucement, à rectifier le tir.À mon rythme. Pour ne pas me décourager devant l'ampleur de la tâche.En faisant des petites choses qui m'apportaient une grande satisfaction.J'avais partagé cette expérience avec vous, dans une série d'articles sur mes gestes plus éco-responsables du quotidien, et récemment, vous m'avez demandé où j'en étais ; et vous avez bien fait parce que, malgré l'absence d'article depuis deux ans, de nouvelles habitudes sont entrées dans mon quotidien, ces dernières années.Cela vous donnera peut-être quelques idées de gestes à adopter !Le discours étant souvent très culpabilisant sur internet (et c'est bien dommage), j'aimerais vraiment dire que personne ne devrait se sentir mal de ne pas faire autant que son voisin. Nous n'avons pas tous les mêmes préoccupations dans la vie. Les mêmes possibilités. Et certaines personnes ne peuvent tout simplement pas faire plus, même en le souhaitant très fort.Pour ma part, je ne suis absolument pas parfaite.Acceptons de ne pas l'être ensemble !Gourdes, mugs et thermos en déplacementJe ne prends jamais le train sans un grand mug de chaï latte.Et, longtemps, j'ai commandé ma boisson chez Starbucks avant de monter dans le wagon.Désormais, je prévois cinq minutes de plus, avant mon départ pour la gare, pour préparer mon thé à la maison. Et si j'ai besoin d'une seconde dose, sur le chemin du retour, je sors mon mug ; les coffee shop les acceptent toujours avec plaisir (et ils offrent même, parfois, une petite réduction !) (j'évite aussi les Starbucks, préférant faire travailler les petits établissements.)Et dans les valises ?On glisse une ou deux gourdes, ou des thermos (selon la saison et notre destination) pour ne plus acheter de bouteilles d'eau durant nos voyages... ou se préparer quelques litres de thé bien chaud pour nos escapades en pays plus froids !Des achats en vracFlocons d'avoine, amandes, noix de cajou, pois chiches... on essaie, au maximum, de privilégier les achats en vrac.De plus en plus de denrées sont vendues ainsi dans les boutiques bio, mais on en trouve également dans les supermarchés. Les petits sachets en papier kraft peuvent être réutilisés d'une fois sur l'autre, mais certaines boutiques acceptent aussi que l'on apporte ses propres contenants. Priorité au fait maisonJ'aime beaucoup cuisiner. Des choses simples, bien souvent.Avoir le plaisir de me dire que je l'ai fait.Et savoir exactement ce qu'il y a dedans.Alors depuis plus d'un an maintenant, nous nous sommes affranchis des yaourts du commerce ; on lance une nouvelle production chaque fois que les petits pots en verre ont déserté le réfrigérateur. Le granola embaume la maison à chaque nouvelle fournée. La marmelade à l'orange, dans le placard de l'entrée, a lentement mijoté sur la cuisinière avant de rejoindre les pots de confiture récupérés ça et là. Et les shortbreads maison ont remplacé les petits biscuits industriels pour le tea time.Quelques recettes : Yaourts natures, aromatisés, sans lactose...Granola maisonMarmelade à l'orangeShortbreads écossaisDes cotons-tiges réutilisablesJ'ai mis longtemps avant de m'y intéresser.Parce que les oriculis ne m'inspiraient pas, pour être totalement honnête. Je n'étais pas très à l'aise avec ce petit objet qui ne ressemblait absolument à rien de ce que je connaissais.Et puis j'ai vu passer un article sur les cotons tiges LastSwab lorsqu'ils en étaient encore à l'étape du crowdfunding ; ressemblant comme deux gouttes d'eau à des cotons-tiges classiques, et présentés dans un petit étui en plastique - à base de maïs - bien pratique pour ne pas le perdre au fond d'une trousse de toilette.Aussitôt essayé, aussitôt adopté.Nous en avons un chacun à la maison... notre chien y compris !Au niveau confort, l'embout est forcément plus rigide qu'un coton jetable, mais je m'y suis rapidement habituée. Et ça se nettoie très facilement sous l'eau, avec simplement un peu de savon.Remplacement des produits ménagersQuand on décide de se séparer de tous ses produits ménagers du commerce, c'est un gain de place considérable. Plus de crème à récupérer, de nettoyant pour les vitres ou de produit pour le sol ; on a tout remplacé par : du savon noir, du vinaigre blanc, du savon de Marseille et du bicarbonate de soude.Quatre ingrédients de base qui nous permettent de préparer nos produits ménagers maison !Une petite astuce pour les surfaces en bois non vernis : quelques gouttes d'huile d'olive et de jus de citron, à bien étaler avec une serviette en tissu. Cela permet de nourrir le bois sans produit chimique et avec le contenu de nos placards !Prochaine étape pour nous : préparer nos pastilles pour lave-vaisselle. Si vous avez de bonnes recettes à me recommander, n'hésitez pas à me les glisser en commentaire.Les bree wrap comme emballage alimentaireUn peu de couleur dans le réfrigérateur ET un déchet récurent de moins ; sans doute l'un des objets zéro déchet les plus beaux que je connaisse  !À la maison, on n'a jamais énormément utilisé de film alimentaire ou de papier aluminium. La plupart du temps, on conserve les restes dans des boites en verre avec un couvercle. En revanche, on y avait pas mal recours pour emporter des gâteaux ou des tartes chez des amis, ou en pique-nique par exemple.Maintenant, on a des bee wrap.Ce sont des morceaux de tissu, de taille variable, recouvert de cire d'abeille.On peut les faire soi-même avec des chutes de tissu en coton (pas trop épais pour que la cire d'abeille pénètre bien dans les mailles) mais celui qu'on m'avait fait s'est rapidement abîmé.Depuis, j'utilise ceux de la marque My Bee Wrap qui sont de très bonne qualité en plus d'être canon. Ils font leur petit effet quand on les emmène à l'extérieur, ce qui permet, en plus, de faire de nouveaux adeptes !Une brosse à dents à tête interchangeableDans la salle de bain, on a adopté Edith.Une brosse à dents à tête interchangeable fabriquée en France (à Beauvais, même).Certains le savent peut-être : je travaille pour les réseaux sociaux de la marque Bioseptyl depuis des années (bientôt cinq !), et je n'hésite jamais à recommander leurs produits car je suis réellement conquise par les valeurs de la marque. L'entreprise a mis énormément de choses en place pour que le processus de production soit le plus vertueux possible, et ils recyclent en plus toutes les brosses à dents du marché. (oui, même celles des concurrents !)Ils ont également une brosse à dents en bois, mais je reste sur un modèle en plastique car les brosses à dents en bois et en bambou sont déconseillées aux personnes ayant des problèmes de gencives (ce qui est mon cas). Mais c'est une excellente alternative pour réduire ses déchets !Et puis on a jeté l'épongeOu presque.On l'a remplacée par des brosses à vaisselle, ce qui est encore plus pratique qu'un éponge sur de nombreuses surfaces : planches en bois, casseroles, plats...En revanche, pour mes petits pichets à lait qui ne passent pas au lave-vaisselle, l'éponge reste obligatoire pour pouvoir nettoyer le fond. Je m'intéresse donc de près aux éponges lavables. Si vous avez des retours à ce sujet, je suis très intéressée !Mes précédents articles sur le sujet sont à retrouver par ici !

  • Des shortbreads pour accompagner une tasse de thé
    par Louise Grenadine le 31/03/2020

    J'avais fait des réserves, lors de notre road trip en Ecosse.Plusieurs paquets de shortbreads glissés dans nos valises pour accompagner nos tea time de retour en France.Mais on a fini par toucher le fond.Alors j'ai retroussé mes manches.Sorti la farine et le beurre.Et je me suis lancée à la recherche d'une bonne recette, bien gourmande qui se conserve plusieurs jours dans une boîte en fer afin de pouvoir picorer dedans tout au long de la semaine.Défi relevé haut la main par Peyton and Byrne, et leur recette au bon goût de beurre si caractéristique de ces biscuits écossais. D'ailleurs, mon sacro-saint livre de pâtisserie britannique précise que manger un shortbread est ce qui se rapproche le plus de manger une plaquette de beurre !Et le mieux dans tout ça ?Cette recette est très simple.Vraiment rapide à préparer.De quoi me donner envie de faire une fournée chaque fois que la boîte est vidée !Ingrédients Le livre conseille l'utilisation d'un plat carré de 20 cm, mais au moment de déposer la pâte, je me suis rendue compte que les shortbreads seraient beaucoup trop épais ainsi (sans doute une coquille). J'ai donc divisé ma pâte en deux pour la faire cuire dans deux plats différents ; vous pouvez aussi faire deux fournées dans un plat de 20 cm de côté.Pour une vingtaine de shortbreads :- 300 g de beurre pommade- 135 g de sucre en poudre- 420 g de farine- 1/4 tsp de selOn peut remplacer le sucre en poudre blanc par du sucre brun pour donner un petit goût caramélisé à la pâte.Facultatif : 2 tbsp de sucre en poudre pour saupoudrer les shortbreadsRecette1. Battre le beurre et le sucre jusqu'à obtenir un mélange crémeux et homogène.2. Dans un second récipient, tamiser la farine et ajouter le sel. Puis incorporer le mélange beurre/sucre, une moitié après l'autre, sans trop battre la pâte (juste ce qu'il faut pour marier l'ensemble des ingrédients, pas plus !).3. Déposer la pâte dans un plat recouvert de papier cuisson, en l'étalant délicatement avec une spatule. Avec une fourchette, piquer la pâte, de façon aléatoire ou en faisant de belles rangées. Puis réserver au réfrigérateur pendant 15 minutes.4. Préchauffer le four à 170° C.5. Faire cuire pendant 40 à 45 minutes en bas du four pour que les shortbreads ne dorent pas trop rapidement. 6. Sortir du four et saupoudrer de sucre en poudre (facultatif si on préfère les biscuits moins sucrés). Puis, tant que la pâte reste tiède, la couper pour former les shortbreads. Démouler lorsqu'ils ont complètement refroidi.JavaScript is currently disabled in this browser. Reactivate it to view this content.

  • Rendez-vous cocooning #6 - puzzle, jardinage et chaï latte
    par Louise Grenadine le 24/03/2020

    Jamais rester chez soi et cocooner n'aura été aussi présent dans nos vies.À tous.Et malgré nous.Dans un contexte véritablement particulier qui n'invite absolument pas à la détente.Mais dans ces quelques moments de répit que l'on a, après le télétravail pour certains, les devoirs des enfants pour d'autres... quand on aimerait passer du temps à l'extérieur, profiter d'un week-end ensoleillé, c'est peut-être le moment de ressortir les vieux puzzles ou de prendre soin de ses plantes avec l'arrivée du printemps...Et essayer, autant que possible, de profiter de chaque instant.Se lancer dans un puzzle...J'y songeais depuis des mois. Plusieurs années même.Prendre le temps de choisir un beau puzzle, étaler les pièces sur la table, et l'assembler. Quelques heures par-ci, quelques heures par-là.Mais je m'étais arrêtée à l'idée d'en faire. Me demandant ce que j'allais pouvoir faire des boîtes, une fois les puzzles terminés.Et puis, en décembre dernier, j'en ai offert un au chéri qui voulait aussi s'y mettre.J'en ai choisi un qu'il aurait envie de conserver sous verre dans son bureau, plus tard. Une course de vélo, parce qu'il en est passionné ; les briques des bâtiments et l'aspect un peu rétro du dessin complétait parfaitement le tableau.Finalement, c'est moi qui ait passé plus de temps dessus.J'ai découvert que je pouvais rester des heures entières devant ces petites pièces en carton.Que j'avais même beaucoup de mal à en décoller, si bien que je ne m'y mettais que lorsque j'étais certaine d'avoir du temps devant moi.Bref... j'ai décidé de ne plus me poser la question de ce qu'allaient devenir les boites après avoir réalisé les puzzles, parce que c'est une activité que j'aime définitivement beaucoup trop, et qu'il y a plein de possibilité d'achat / vente d'occasion au besoin.Le Tour de Yorkshire, 1000 pièces, Gibsons Puzzle (très belle qualité de l'image, des couleurs et des pièces)... avant de plonger les mains dans la terreNous avons cette chance d'avoir une terrasse en ville.Et toujours quelques sacs de terres et terreaux différents dans un coin de notre garage.Alors ce week-end, j'ai enfilé mes fidèles bottes en caoutchouc, retroussé les manches de mon pull, et j'ai enfoui mes mains dans la terre. Pour rempoter et resurfacer les plantes qui en avaient besoin. Et accueillir la petite nouvelle que l'on avait acheté juste avant le confinement, chez Gamm Vert : des œillets Dianthus Peach Party.Quelques plantes que j'aime particulièrement, qui sont faciles à entretenir, et qui vivent très bien en pots et jardinières : - les fougères pour les terrasses et balcons ombragés - la fougère erythrosora a un port très bas, ce qui lui permet de bien résister aux endroits ventés,- le romarin, les framboisiers, les fraisiers ou encore les plants de tomates cerises, avec une exposition plein soleil, pour avoir le plaisir de récolter et déguster ce que l'on a fait pousser,- des cactus que l'on cantonne trop souvent aux intérieurs alors qu'ils vivent une très belle vie en extérieur, à profiter du soleil,- les citronniers si on prend garde à bien les couvrir avec un voile d'hivernage en hiver.Faire venir le coffee shop à soi...On a un projet, depuis déjà quelques temps, qui se concrétisera (on l'espère) d'ici une petite année ou deux : déménager en dehors de Lyon. En maison. À la campagne.Alors je nous ai lancé un défi : emmener avec nous les petits plaisirs de la ville.Pizzas, burgers, makis, cocktails... et le chaï latte.Celui du coffee shop.Avec la mousse sur le dessus.Et même le petit dessin en poudre de cacao, quand je m'y mets bien.Verdict ?On est prêt.J'ai consulté 1000 et une fiches sur les mousseurs à lait. J'ai hésité 58 fois avant de faire un achat parce que la quantité maximale de mousse me semblait tout juste suffisante pour un cappuccino XXXS.Et finalement, j'en ai trouvé un.Parfait.Avec la mousse parfaite.Les quantités parfaites.Et quatre fonctions au compteur : faire mousser le lait (chaud ou froid, au choix), chauffer le lait (pour éviter les casseroles qui débordent lors de la seule seconde d'inattention dont on a fait preuve) ou préparer un chocolat chaud.Bref, le mousseur à lait parfait.Mousseur à lait et chocolat chaud, WMF... et s'installer devant Animal Crossing.Je suis une inconditionnelle du jeu. Clairement.J'y ai joué sur Nintendo DS. Puis j'ai eu la Nintendo 3DS édition Animal Crossing New Leaf. Et j'ai remis ça avec la Switch, édition spéciale et nouveau jeu de la franchise : Animal Crossing New Horizons.L'histoire : on quitte tout, et on part vivre sur une île déserte, avec quelques acolytes dans les valises, pour créer une nouvelle ville.Le jeu : de la simulation de vie dans un univers terriblement mignon dans lequel on prend le temps de pêcher, planter des fleurs, attraper des insectes, décorer sa maison... mais aussi, nouveautés de cet opus : aménager l'ensemble de l'île et construire des meubles à partir de matériaux trouvés dans la nature.Ce nouveau volet ouvre les portes vers un monde que l'on peut véritablement s'approprier grâce à la possibilité d'aménager l'île de fond en comble avec les meubles jusqu'alors réservés à notre maison. L'outil de création de motif PRO permet de créer des vêtements bien plus facilement grâce à des silhouettes pré-crées (robes courtes ou longues, pull en laine ou T-shirt...). Et l'ajout d'une monnaie basée sur les actions réalisées sur l'île augmente d'autant plus l'interactivité avec le jeu... une belle réussite !JavaScript is currently disabled in this browser. Reactivate it to view this content.Et vous, quels sont vos petits moments cocooning de ces derniers temps ?