Olivia Ladybird

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Bonjour, je m'appelle Olivia et à travers le blog, je souhaite partager mes valeurs féministes et écologiques, des réflexions du quotidien, un peu de ma vie (mon parcours PMA qui ne fait que commencer, mon boulot, ma passion pour l'écriture etc.)

Je suis active sur instagram (en stories, en IGTV et sur le feed) et j'adore papoter, donc n'hésitez pas à me suivre et à venir me parler !

Et je me suis lancée sur youtube et donc un grand merci si vous passez sur la chaîne pour me soutenir (j'en ai bien besoin ahah !)

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  • Rentrée, Covid, Blog, Fatigue et Youtube
    par Olivia Ladybird le 18/09/2020

    Coucouuuuuu !!!!  J’ai l’impression que ça fait très longtemps que je n’ai rien posté sur le blog alors qu’en réalité, il s’agit seulement de deux semaines. Et ça n’est pas spécialement étonnant venant de moi étant donné mon incapacité à être régulière dans mes publications d’articles. J’ai pourtant un texte tout chaud qui dort dans mes brouillons, mais j’ai eu une flemme monumentale de le poster (et puis le sujet est polémique, ça parle nichons/ tétons qui pointent et parfois je suis fatiguée d’être une femme féministe, ça me prend trop d’énergie d’expliquer des choses qui me semblent évidentes et qui pourtant ne le sont apparemment pas pour tout le monde…) (j’espère ne pas être trop condescendante en disant ça, et si c’est le cas, sorrrrryyyy)  Un petit article très détente, donc, sans prise de tête (y a qu’à voir ma façon d’écrire pour le constater) histoire de raconter un peu ma vie (car il s’agit quand même de mon activité préférée !)  Le boulot J’ai repris mon poste de ZIl (pour rappel, il s’agit d’un poste sur lequel on ne fait que des remplacements dans une circonscription). Mais cette année, on ne m’a pas mis sur un congé maternité dans mon école de rattachement, et j’ai fait pour l’instant seulement des remplacements courts (une semaine ou deux). Mon ancienne école me manque, mais c’est aussi sympa de pouvoir faire des remplacements de quelques jours (bien que ça ne soit pas moins fatiguant), d’autant qu’on touche une prime (ISSR, me demandez pas ce que ça veut dire j’en ai aucune idée et j’ai la flemme de chercher) pour chaque jour de remplacement en dehors de notre école de rattachement ( on va pas cracher dessus hein ! )  Le hic, c’est que je risque d’être envoyée majoritairement sur des remplacements  de suspicions de Covid.  Parlons-en : Covid et Travail En fait, en soit, tout individu présentant des symptômes similaires au Covid est potentiellement considéré à risque, donc il est arrêté le temps qu’on l’ait testé. S’il est négatif, tout va bien, il retourne travailler, s’il est positif, ça pue le caca pour tout le monde. Le problème, c’est qu’à cette époque de l’année, tout le monde présente ce genre de symptômes (toux, fièvre, maux de tête etc). Et encore plus les enseignants qui sont exposés tous les jours à des enfants qui n’ont pas encore assez consciences des gestes barrières. Donc pour le moment on ne m’a proposé que des remplacements “suspicion Covid”. C’est cool dans le sens où comme je vous le disais plus haut, ça me fait des remplacements courts. Et en même temps ça me contrarie car à chaque fois je me dis qu’en cas de Covid avéré, j’aurais moi aussi pris le risque d’être contaminée. Sans compter que les élèves, petits ou grands sont tous malades et n’en ont pour certains strictement rien à faire des gestes d’hygiènes. Certains élèves m’ont carrément toussé à la figure… (j’étais ravie).  Donc voilà, moi-même je ne suis pas très rassurée, je suis très vigilante par rapport à cette épidémie. Et en même temps, je suis en colère quand je vois tous ces gens qui ne prennent pas ça au sérieux.  La PMA  Les choses avancent, les premiers traitements, beaucoup de stress, beaucoup d’espoir, parfois quelques tensions… J’essaye de prendre soin de moi à ma façon : je me suis délestée de tout ce qui me pesait (ah ce jeu de mots) : je ne compte plus mes calories pour manger, je ne me pèse plus non plus, j’ai fait un grosse pause blog, instagram, et je n’ai même pas culpabilisée, j’ai aussi arrêté de cuisiner pendant quelques semaines, et j’ai regardé beaucoup de séries. Je crois que c’est bien la première fois que je ne me flagelle pas de lâcher prise totalement par rapport à certaines responsabilités que je m’étais imposées. Parallèlement à ça, j’ai fait beaucoup de développement personnel et de la méditation quasiment tous les jours (moi fière être) !  La vie en générale  En fait, avec le chéri, on est contents, on a été remboursés de nos frais de notaires pour l’achat de la maison et on avait complètement oublié qu’ils nous devaient de l’argent (si vous n’avez pas lu les articles qui parlaient de nos aventures recherche, achat maison et déménagement, je vous invite à les lires ici !) Pour faire court, on avait avancé une certaine somme pour les frais de notaires et on savait que cette somme était supérieure aux réels frais. Donc nous devions être remboursés de quelques centaines d’euros. Nous avons reçu le remboursement il y a quelques jours et ça a été une petite surprise car nous étions justement en train d’économiser pour nous acheter un nouveau réfrigérateur. On avait prévu de se l’offrir pour Noël et on a donc finalement décidé de se faire un petit cadeau à l’avance !  La fatigue Et sinon je suis super fatiguée en ce moment, je pense que c’est dû au fait que je cogite trop la nuit, je ne dors pas assez, et la journée je ne suis bonne à rien. C’est pas évident en classe.  Youtube J’envisage très sérieusement de poster des vidéos beaucoup plus régulièrement ! J’aimerais avoir un rythme d’une vidéo par semaine (dixit celle qui veut aussi poster un article par semaine ! ) . J’aime beaucoup les écrire et les monter, même si j’ai bien conscience que c’est du giga méga travail d’amateur. Mais c’est quand même chouette de découvrir tout ce qu’on peut faire avec un logiciel. Mon soucis c’est de me filmer : j’ai beaucoup de tics de langage, je suis obligée d’apprendre mes textes par cœur et même avec ça je suis contrainte de recommencer certains passages dix milles fois. Je sens que ce n’est pas naturel, et en même temps, à force de me filmer régulièrement je finirai bien par être plus à l’aise. Affaire à suivre donc !  Voilà, je pense que j’ai plus ou moins fait le tour de ma passionnante vie ! Et vous quoi de neuf (#nostalgiedesconversationsmsn ) en ce moment ?

  • Bilan écolo : les nouvelles habitudes d’été
    par Olivia Ladybird le 28/08/2020

    Nouvelle vidéo sur la chaîne qui remplace le bilan écolo ! Le mieux, c’est de regarder ;p Si vous avez aimé la vidéo, n’hésitez pas à commenter la vidéo, la liker ou la partager 😉

  • Neymar a pleuré à la finale de la ligue des champions
    par Olivia Ladybird le 24/08/2020

    Neymar a pleuré à la ligue des champions et mon opinion a changé à son égard.  “Neymar c’est le meilleur joueur de foot” “C’est lui qui porte le PSG” “Neymar il est tellement cool”  “C’est un mec trop bien, super engagé” Neymar ceci, Neymar cela.  Je ne suis pas une grande amatrice de football. Ça n’a jamais été mon truc, enfant et adolescente je me foutais de la gueule des supporters avec beaucoup de mépris, telle l’ignorante que j’étais.  Les années sont passées, je suis beaucoup moins virulente et intolérante et surtout mon chéri est un fan de foot et grand supporter du PSG. Je ne pouvais clairement plus faire comme si le foot n’existait pas dans ma vie et il a fallu que je fasse un petit effort pour découvrir ce sport, ses règles, ses enjeux et la passion développée par ses partisans. Grâce à mon copain, j’ai appris plein de choses, et j’ai pu déconstruire de nombreux clichés que j’avais autour du foot.  Avec le foot, j’ai dû acheter le pack PSG, Neymar inclus. Et même si j’arrive mieux à suivre les matchs, je n’ai jamais compris pourquoi il y avait autant de hype autour de Neymar, excellent joueur, certes. Et surtout je ne comprenais vraiment pas pourquoi mon copain avait autant de respect et d’admiration pour cet être humain. J’admets même avoir été plus ou moins agacée/jalouse et m’être moquée à plusieurs reprise lorsqu’il regardait Neymar avec les yeux brillants. Vous l’aurez compris, changer d’avis sur le foot, OK . Regarder des matchs et supporter de temps en temps de PSG pour faire plaisir au chéri (et aussi parce que c’est un divertissement sympa) OK. Mais vouer un culte pour Neymar, PAS OK DU TOUT.  Hier à la finale de la ligue des champions, le PSG a perdu, Neymar a pleuré et ça m’a particulièrement touchée. Cette année, j’ai suivi quelques matchs de la ligue des champions et notamment l’ascension du PSG jusqu’à la finale.  Le match était tendu, je crois que c’était la première fois de ma vie que j’ai regardé mon écran de télé avec autant d’intensité. Je me sentais sous pression, comme si  j’étais dans le stade en train de jouer. Et durant les cinq minutes additionnelles, je ne cessais de me demander comment les joueurs faisaient pour lutter autant alors que le match semblait déjà terminé et perdu. Comment trouvaient-ils la force de continuer à donner le meilleur d’eux-mêmes, à essayer coûte que coûte de marquer alors qu’il ne restait à peine quelques secondes ? Et surtout comment faisaient-ils pour ne pas craquer sous la pression et ne pas péter un câble ?  Le match s’est terminé, le PSG a perdu et tout le monde était triste et déçu.  Dans les gradins, un joueur s’assoit et s’effondre. C’est Neymar, il pleure à chaudes larmes et moi j’ai envie de pleurer avec lui. Ca m’a touchée de le voir dans un état pareil et je ne suis pas la seule. Dans le stade, de nombreuses personnes sont venus le réconforter.  Il faut dire qu’il s’est totalement effondré, personnellement je ne m’attendais pas à le voir dans un état pareil. Pourtant, il avait toutes les raisons de pleurer, entre la fatigue, la pression relâchée et la déception. Et oui, les footballeurs sont aussi des êtres humains, ils ont des émotions et parfois ils pleurent.  En fait, je trouve ça chouette de voir un personnalité sportive avec une telle notoriété, assumer publiquement sa tristesse et ses larmes. Il y a encore trop de clichés sexistes autour de la masculinité qui sont toxiques et qui empêchent les hommes de se sentir parfaitement épanouis. Parmi eux : “Sois fort” “Un homme ne pleure pas” Les hommes ont le droit de se montrer vulnérables, ça n’est pas une honte et ça ne les rend pas moins virils ou plus faibles. Au contraire, c’est une force d’oser montrer ses émotions. Et c’est un bel exemple pour tous les petits garçons qui regardent leur joueur préféré : ils ont le droit d’être tristes, de pleurer, d’avoir peur, ils n’ont rien à prouver au monde, ils n’ont pas besoin d’être super forts, ou courageux. Ils ont juste à être eux-mêmes.  Et vous, est-ce que les larmes de Neymar vous ont touchés ? Qu’avez-vous pensé du match ?

  • Le petit prince, chapitre XX La rose, partie 2
    par Olivia Ladybird le 20/08/2020

    Bonjour, ce texte fait suite à celui que j’avais écrit il y a des années à propos de la rose de l’œuvre Le petit prince, de St Exupéry. J’avais été très touchée quand j’avais lu le passage du chapitre XX lorsque le petit prince réalise qu’il existe des milliers d’autres roses sur terre. Une rose parmi tant d’autres, qui ne trouve sa valeur qu’aux yeux des autres ou seulement lorsqu’on veut bien lui accorder un peu d’attention. Je ne suis plus cette fleur persuadée qu’elle ne pourra jamais être aimée, convaincue qu’elle ne sera jamais spéciale pour qui que ce soit. Je suis enfin devenue la rose importante pour qui on est prêt à donner sa vie. Ma valeur a-t-elle augmentée lorsque subitement on m’a choisie parmi les milliers d’autres ? Suis-je devenue une rose plus méritante ? Ne suis je-suis pourtant pas toujours cette fleur, parmi toutes les fleurs, qui a peur de se retrouver seule, qui craint de se faner et qui compte sur l’autre pour s’épanouir ? Qui a peur de briller, d’assumer ses épines, d’apprécier sa douceur, de se sentir elle-même, sans parfum ni rosée du matin ? Juste elle, avec ses pétales externes un peu abîmées par le temps et les expériences, mais qui l’ont si bien protégées et qui sont belles malgré la fatigue. Avec son cœur de pollen qui s’ouvre doucement et qui craint de ne jamais être fécondé.  Je suis cette simple rose, qui croyait avoir besoin d’être remarquée, d’être choyée pour se sentir exister et qui découvre qu’elle n’est pas seule, qu’elle a à ses côtés des milliers d’autres roses. Qu’elle ne doit pas vivre à travers les yeux d’un petit prince même si ce petit prince l’aime sans réserve. Je suis cette rose qui ne sait plus si elle serait heureuse, protégée par son dôme de verre à l’abri du vent, de la pluie, et qui pourrait bien étouffer si elle est privée de liberté.  Je suis cette rose qui n’a plus peur d’être toute seule car elle connait sa valeur et n’a besoin de personne d’autre qu’elle-même pour s’aimer.

  • The mouches attack
    par Olivia Ladybird le 05/08/2020

    Avant toutes choses, je voudrais bien insister sur le fait que chez nous, ça n’est pas spécialement sale, c’est même plutôt propre ! Nous ne sommes certes pas des maniaques du nettoyage (par exemple l’évier de la salle de bain aurait bien besoin d’un petit coup d’éponge), mais la vaisselle est faite tous les jours, les poubelles sont régulièrement sorties et le balai et la serpillère sont nos amis (surtout les amis du chéri, car moi je suis plutôt pote avec la machine à laver).  Nous vivons dans une jolie petite maison avec jardin, et si vous suivez mes articles, vous savez qu’on tend à être un peu plus écolo, qu’on utilise des produits plus respectueux de l’environnement et qu’on essaye de diminuer nos déchets. Dans notre cuisine, nous avons donc notre petite boîte de produits compostables, que nous vidons régulièrement dans un coin du jardin, une corbeille à fruit, et nos légumes prennent le plus souvent place au-dessus du frigo. Nous avons aussi un adorable petit chat (qui fait les 400 coups), il va dehors mais fait encore ses besoins dans une litière. Toutes ces choses peuvent potentiellement attirer des insectes, et nous le savons.  Ce jour, où notre vie a été chamboulée, par les mouches… (on fait dans le drama à fond ou on ne le fait pas !)  On allait partir en vacances et il commençait à faire vraiment chaud, j’envisageais de faire un peu de ménage avec le chéri avant de partir en Bretagne pour une quinzaine de jours. J’ai tendance à toujours laisser les fenêtres ouvertes, surtout le matin, histoire d’aérer, donc je ne me suis pas spécialement étonnée qu’une mouche fasse irruption dans la pièce à vivre. Je m’apprêtais à changer la litière du chat et à balayer les petits grains que Berlioz avait éparpillé sur le sol, sauf qu’en déplaçant la caisse, cinq énormes mouches vertes se sont envolées. J’ai alors été immédiatement dégoûtée et surprise mais je ne me suis pas spécialement inquiétée, car j’ai supposé que ces fameuses mouches avaient été attirées par les odeurs de litière, peut-être plus intenses en cette chaleur. Je me suis donc débarrassée rapidement de ces mouches, mais en balayant j’ai constaté qu’il y avait comme des petits haricots qui gisaient par terre. Il ne m’a pas fallu bien longtemps pour comprendre qu’il s’agissait de cocons de mouches : des pupes !  J’ai cru au départ qu’il n’y en avait qu’à côté du coin poubelle, sauf qu’en fait, il y en avait absolument dans chaque coin de la maison. J’ai donc passé ma journée à tout nettoyer, j’ai déplacé tous les meubles pour les écraser puis les jeter. Tandis que je faisais le grand ménage, de nouvelles mouches sorties tout droit des pupes que je n’avais pas encore dénichées, s’envolaient tranquillement dans notre maison. A peine nées, elles n’étaient pas très réactives et j’ai pu heureusement les éliminer les unes après les autres.  Après une journée entière à batailler, j’étais soulagée de constater que je n’avais plus de mouches et la maison n’avait jamais été aussi propre ! Le lendemain, nous avions un rendez-vous à l’hôpital avec le chéri (articles qui en parlent ici), donc nous sommes partis tôt de la maison pour nous y rendre : pas de mouches en vue, j’étais convaincue que tout était ok. Mais en rentrant, on s’est retrouvés avec plus d’une vingtaine de mouches vertes collées à nos fenêtres. Le chéri, qui n’était pas là la veille pour constater l’horreur, était abasourdi. C’était parti pour un second grand nettoyage : j’avais forcément manqué quelque chose. J’ai commencé à démonter les plaques collées en bas des meubles de ma cuisine. Horreur : c’était peuplé de pupes et de mouches. Là encore, tant bien que mal j’ai essayé de nettoyer comme je pouvais et de toutes les supprimer. Au fur et à mesure que je nettoyais de nouvelles mouches apparaissaient, j’avais le sentiment que je n’en viendrais jamais à bout.  J’avais compris en faisant mes recherches que les pupes éclosaient lorsque la chaleur était assez forte. Il était donc logique que les mouches arrivent autour de 11h jusqu’au milieu d’après-midi. Ensuite, les températures baissaient et il y avait moins de mouches, celles-ci restant bien au chaud dans leur pupe…  Après ce second jour apocalyptique, j’ai compris qu’on risquait le lendemain de se retrouver dans la même situation, et mon seul espoir était d’avoir exterminé les dernières pupes présentes dans notre maison : douces illusions. Entre temps nous avions acheté tous les produits anti-mouches disponibles en magasin. J’étais super embêtée car c’étaient en totale contradiction avec toutes les démarches que j’avais entreprises pour être plus respectueuse de l’environnement. En l’espace de deux jours, je ne comptais même plus le nombre de poubelles jetées et la quantité de produits cracras utilisés.  Le lendemain, le nombres de mouches était encore plus important et moi je commençais totalement à paniquer : nous étions samedi, et il nous restait seulement un jour et demi pour nous débarrasser de ces pupes, une bonne fois pour toutes. Ce fut donc une troisième journée de nettoyage intensif et j’avais l’impression que les mouches ne me laisseraient aucun répit.  Le quatrième jour, le chéri étant en vacances, il entrepris de démonter les plaques en bois que je n’avais pas réussi à atteindre. Et moi, je courais chez bricorama pour demander de l’aide. Un gentil vendeur voyant ma détresse m’a alors conseillé d’utiliser un fumigène anti-insecte et de fuir la maison pour quelques heures.  Je vous résume donc la situation :  Nous sommes dimanche matin, il est 11h00, notre maison est toujours infestée de pupes et de mouches, nous partons le lendemain pour 15 jours de vacances, et nous devons laisser un traitement fumigène agir pendant 6 heures et c’est le pire moment pour ça car nous n’avons absolument pas eu le temps de préparer nos valises (étant donné qu’on nettoyait).  Ca a donc été une grande journée d’aventure : nous avons sorti les couettes et les oreillers dehors (car nous ne savions pas à quel point le produit utilisé était nocif et nous préférions éviter que notre literie en soit imbibée), nous avons pris notre chat, notre bouffe, nos fringues, et nous sommes partis en vitesse chez mes parents ! Evidemment avant de démarrer, il y a eu le petit moment de “panique” lorsque le chéri après avoir allumé les fumigènes m’a dit “j’ai oublié les clés” et est entré en trombe dans la maison qui s’enfumait… Pendant ces quelques secondes interminables à l’attendre, je me suis imaginée dans un film dramatique dans lequel une pauvre femme perdait son mari courageux parti sauver un petit chien dans une maison en feu (non je ne fais allusion à aucune série :p ).  Finalement, nous n’avons pu retrouver notre très chère demeure qu’à partir de 18h00. Il a fallu l’aérer pendant 2 heures, donc nous y sommes véritablement entrée vers 20H00, et il fallait encore tout nettoyer ! Dans la cuisine, il y avait une cinquantaine de cadavres de mouches qui gisaient. Nous avons découvert que les pupes étaient pour la majorité cachés dans le fond de la cuisine aménagée, derrière des tuyaux et dans les plaintes de carrelages qui n’avaient pas été comblées. Tous ces endroits n’étaient évidemment pas accessibles… En démontant ces fameux meubles, nous avons aussi découvert plusieurs pièges à mouches qui appartenaient aux anciens propriétaires et également des emballages de déchets alimentaires qui n’étaient pas non plus à nous. J’étais très en colère, car j’ai donc compris qu’ils étaient très certainement au courant de ce problèmes de mouches et qu’ils n’avaient apparemment pas jugés bon de nous en parler.  En me renseignant, j’ai découvert que les pupes pouvaient hiberner pendant l’hiver et patienter jusqu’à l’été pour se transformer en jolies mouches vertes. J’ai aussi appris qu’une mouche pouvaient pondre une quantité incroyable d’oeufs en quelques minutes. Nous n’avons pas une seule fois vu d’asticots dans la maison : ni dans la litière, ni dans la poubelle. Je ne comprends donc vraiment pas comment on a pu passé à côté d’une telle invasion. Une chose est sûre c’est que notre maison est certainement sujette à ce genre de soucis.  En revenant de Bretagne, je ne craignais qu’une chose : que certaines mouches mutantes et dôtées de superpouvoir aient survécues et aient envahis les lieux. Heureusement, il n’en était rien : seulement quelques mouches gisaient encore sur le sol et aucune d’entre elles ne volaient. Cela fait maintenant plusieurs semaines que nous sommes rentrés et nous pouvons officiellement dire que notre maison n’est plus infestée : ouf !  Pour ma part, je reste traumatisée par cette événement : j’aère en étant très attentive à l’intrusion du moindre insecte. Et lorsqu’il s’agit d’une mouche je la chasse comme si j’étais dans le film “La mouche” (si vous ne l’avez pas déjà vu, il s’agit d’un classique d’épouvante bien dégueu/glauque durant lequel j’ai caché mes yeux avec mes mains).  Et vous avez vous déjà fait face à ce genre d’invasion ? Avez-vous aussi envisagé de brûler votre maison et de refaire votre vie ailleurs ?

  • Accepter la PMA
    par Olivia Ladybird le 29/07/2020

    Aujourd’hui, j’aimerais relater de l’acceptation du parcours de PMA (je précise que je ne parle pas ici du fait d’accepter notre infertilité de couple, car c’est pour moi quelque chose de différent et il s’avère que c’est encore trop sensible pour que je puisse en parler sereinement) Les personnes qui ne sont pas passées par la PMA partent souvent du principe, que ça n’est finalement pas bien grave de faire une FIV ou une insémination artificielle. En effet, si on doit en passer par là et qu’on arrive à avoir un bébé, qu’importe la méthode : le fait que ça ait marché est le plus important. Ainsi beaucoup de gens estiment que c’est un peu “cracher dans la soupe” de se plaindre, quand on sait que dans d’autres pays ou à une autre époque, on aurait pas eu accès à cette aide médicalisée et il n’y aurait tout simplement pas eu de bébé.  Sauf qu’il est très difficile de se mettre à la place d’une personne qui vit une PMA et de comprendre tout ce qu’elle traverse physiquement et émotionnellement. En effet, si le deuil d’un bébé et d’une grossesse n’est pas à envisager, il faut tout de même se résigner au fait qu’il n’y aura pas de grossesse naturelle. Il faudra ainsi accepter qu’il n’y aura pas de surprise à la fin du cycle et pas de test urinaire positif. On ne plaisantera pas sur l’éventuelle date de conception et on n’annoncera pas la grande surprise à la famille. A la place, il y aura des examens, des mois interminables d’attente, des traitements hormonaux à base d’injection dans le ventre, une opération, une fécondation dans un laboratoire, encore une attente très longue pour savoir si le transfert a réussi, une crainte d’un possible échec. Et en cas de réussite, on pourra éventuellement oser se projeter dans une grossesse…  Pour ma part, je sais bien que si on arrive à concevoir notre bébé par la FIV, ça sera une belle grossesse malgré tout et je serai comblée de joie. Mais quand on nous a annoncé qu’on devrait passer par la PMA, j’ai eu l’impression qu’on m’avait retiré ce droit au bonheur de tomber enceinte naturellement. Il a fallu que je le digère, et ça n’a pas été facile, et d’ailleurs je ne suis pas encore certaine que ça soit entièrement le cas.  Le choc  On a appris notre infertilité tout début décembre 2019, après plus d’un an d’essai. J’espérais encore tomber enceinte durant ce mois, et j’avais le petit espoir du “bébé surprise de Noël”. On nous a prescrit de nouveaux examens à faire pour janvier, et j’ai à ce moment là compris qu’il n’y aurait ni bébé pour Noël, ni même avant plusieurs mois. En parallèle, j’apprenais de nouvelles grossesses dans mon entourage, et je ne pouvais pas m’empêcher de ressentir un profond sentiment d’injustice. (sans parler des grosses maladresses, voire du manque d’empathie de certaines personnes, je vous invite à lire ce premier article qui en parle)  A la seconde hystérographie, j’ai eu très mal, et je me suis totalement effondrée. Je crois qu’à ce moment là, non seulement j’ai réalisé que la PMA ne serait pas aussi simple qu’elle n’en avait l’air, mais qu’en plus, le chemin pour l’atteindre serait très long. Et ça aussi ça a été super dur à digérer car on essayait déjà de faire notre bébé depuis plus d’un an !  Dépression, colère, marchandage (tout ça en même temps)  Pour résumer, novembre, décembre, janvier : j’étais totalement déprimée.  Je pleurais quasiment tous les jours, j’ai développé de la jalousie pour les femmes qui arrivaient à obtenir ce qu’à moi, on refusait. Je détestais mes “camarades” enceintes qui se plaignaient d’avoir la nausée ou mal au dos et j’étais en colère d’être obligée de supporter tout ça. A l’arrivée de la période de fertilité, les hormones faisant, je me mettais à croire subitement que tout était possible et que je pouvais quand même tomber enceinte (sur un malentendu, on ne sait jamais). Et à chaque SPM, je m’effondrais à nouveau… (C’était vraiment une chouette période)  L’acceptation ?  Je crois qu’à un moment donné, ce n’est pas que j’ai réussi à décolérer et à accepter les choses facilement. Simplement j’étais totalement épuisée d’être en permanence triste, anxieuse, et en colère. Et j’ai pris conscience que je n’en avais plus l’énergie. Ce n’est qu’après que j’ai réalisé que je ne pouvais pas continuer dans cet état là en permanence, et que ça n’était plus une vie, que ça me rendait malade. Donc j’ai commencé à vraiment me questionner sur ce en quoi j’avais un pouvoir et ce que je ne pouvais pas contrôler. Ce que je ne pouvait pas contrôler c’était nos problèmes d’infertilité et le chemin vers la PMA. Ce que je pouvais contrôler c’était moi-même. J’avais le choix entre rester malheureuse tant que je ne tombais pas enceinte et essayer de vivre et d’être heureuse, de profiter de chaque moment, de m’épanouir.  Ce qui m’a aussi beaucoup aidée, c’est de pouvoir annoncer de manière officielle qu’on n’arrivait pas à avoir d’enfant et qu’on passait en PMA. Je me suis sentie plus légitime de dire que ça n’allait pas, et les gens ont commencé à être un peu moins maladroits avec moi (même si pour certain.e.s l’empathie a été totalement absente). Et ça a aussi pas mal aidé à dédramatiser la situation et à délier les langues : c’est comme ça que j’ai appris que certaines personnes de mon entourage avait aussi galéré pour avoir un bébé, et on a pu échanger nos expériences.  Ce qui est aussi très dur, c’est que même  lorsqu’on croit avoir tout accepté, on n’est pas à l’abri d’autres épreuves qu’on n’avait pas nécessairement anticipées et qui nous demandent encore de faire un travail d’acceptation. Par exemple, j’étais convaincue que la FIV aurait lieu au début de l’été, car ma gynécologue de PMA nous l’avait suggéré. Et finalement, début juillet, notre dossier n’était toujours pas complet, et il a fallu ces dernières semaines que je digère le fait que la FIV ne se ferait pas avant plusieurs mois et que la date était totalement incertaine. Quand je l’ai appris je me suis littéralement effondrée et il m’a fallu une bonne semaine pour réussir à en parler sans pleurer. Pourtant si j’essaye d’être objective, je pourrais me dire que ça n’a n’a l’air pas si grave, d’avoir une FIV décalée de plusieurs mois. D’autant que ça me permet de profiter pleinement de mes vacances, de me reposer après cette année de dingue. En plus, attendre quelques mois de plus, ça n’est pas si long, et puis trépigner d’impatience et criser car ça ne se passe pas comme on veut, c’est totalement improductif, ça ne va pas faire bouger les choses pour autant. Sauf qu’il ne faut pas sous-estimer la déception qui est engendrée par ce décalage forcé, le sentiment de désespoir très présent, la peur d’un énième décalage, ou même la crainte qu’on ne puisse jamais commencer la FIV.  Rien que là, je mentionne trois émotions qui m’ont traversées lorsque j’ai appris la nouvelle, mais je pourrais encore citer la colère, la tristesse, l’impatience, le découragement, l’épuisement…  En conclusion Faire le deuil d’une grossesse naturelle, ou accepter le parcours de PMA, c’est quelque chose qu’on ne doit jamais considérer comme acquis. C’est un travail qui se fait sur la durée, et les rechutes sont fréquentes et inattendues. Il n’y a pas à se culpabiliser d’aller mal, c’est normal et sûrement nécessaire, (même si je ne comprends pas toujours pourquoi). Les seuls conseils que je peux donner (et que je ne suis pas toujours),sont de se reposer, d’accepter sa peine, de se laisse du temps pour rebondir même si c’est long et de s’entourer de personnes empathiques, qui ne nous jugeront pas. 

  • Miaou !
    par Olivia Ladybird le 13/07/2020

    “MIAOUUUU” T’as donné à manger au chat, ce matin ?  Bah nan… Tu sais qu’il est 19h00 ?  Ah oui. D’accord, donc en gros le chat n’a pas mangé de la journée…  C’est toi qui le fais d’habitude. Oui mais ce matin je n’ai pas eu le temps, tu m’as bien vue courir partout car j’étais en retard. miaou Oui mais… Et tu n’as pas remarqué la gamelle vide ?  Si mais… Et le chat n’a pas miaulé ce matin car il avait faim ?  C’est vrai qu’il a miaulé mais je pensais que c’était parce que tu lui manquais… Sérieusement ?  … Donc si je ne suis pas là de la semaine, le chat meurt de faim ?  miaouuuuuu Non… Mais tu ne m’as pas demandé de le faire !  Donc tu es en train de me dire que tu n’es pas capable d’évaluer une situation seul et de prendre des décisions comme un grand garçon ?  Mais bien sûr que si tu n’étais pas là je nourrirais le chat, c’est juste que tu m’as habitué à le faire toi-même, donc c’est un peu de ta faute au final.  C’est à cause de moi que le chat n’a pas mangé de la journée ?  miaouuuuuuu Oui, car tu es une mauvaise mère.  Ah ouai ? Ah ouai ? Bah toi t’es un mauvais père !  Au moins j’assume, et je me prends pas pour madame parfaite alors que je suis même pas capable de nourrir mon chat le matin !  Je me prends peut-être pour madame parfaite, mais je n’ai pas d’autres choix car toi tu es monsieur imparfait fois mille ! Et si je ne prends pas les choses en main, personne ne le fait !  MIAOU ?  Mais laisse moi faire !  Je n’attends que ça ! Donc, d’un coup, ça te dérange de te laisser servir comme un petit roi et de ne pas bouger pas le moindre doigt pour m’aider ? Tu exagères ! je n’y suis pour rien si tu prends TOUT en main, comme la cheffe que tu es, et que tu raffoles de ton tout PETIT POUVOIR !  Non je le subis ce pouvoir, il m’asservit !  Tu parles, quand on aura des enfants, tu voudras tout contrôler et ils te détesteront ! QUOI ? Eh ben toi, tu seras de ces pères qui oublient leur bébé dans la voiture et qui les laissent griller au soleil pendant des heures ! Mais tu es affreuse de penser un truc pareil, espèce de… de … PSYCHOPATHE !  ASSASSIN D’ENFANT ! -M-I-A-O-U !!!!!!!! Un verre casse. C’est le chat qui meurt de faim et qui essaye d’attirer l’attention de ses chers maîtres.  Ah oui c’est vrai, il faut nourrir le chat.  Tu veux que je m’en occupe ?  Nan t’inquiète, je fais… 

  • Nouvelles et blabla du jour : PMA, vie post-confinement, reprise scolaire
    par Olivia Ladybird le 19/06/2020

    Bonjour bonjour, Aujourd’hui un petit article humeur du jour dans lequel je raconte un peu (beaucoup) ma vie… PMA J’avais très envie de reparler de l’avancée de notre projet bébé, mais franchement, même si on avance, je me sens pas au top en ce moment pour en parler. J’ai beaucoup de stress autour de ça et je m’évertue à essayer de le diminuer autant que je peux. Et en attendant je ne me sens pas capable d’en parler énormément sur le blog. Je peux quand même dire qu’on avance, mais j’ai peur, je crains constamment une nouvelle qui nous ferait encore reculer et nous éloigner du moment fatidique de la FIV. Déconfinement Le déconfinement m’a fait beaucoup de bien et en même temps je ne supporte pas cet entre-deux dans lequel nous sommes tous plongés. J’ai l’impression qu’on devrait être encore très vigilants, et qu’on prend des risques inutiles. J’ai du mal à supporter les gens convaincus qu’on ne risque plus rien, qui ne respectent plus les gestes barrières et qui n’ont pas conscience qu’ils mettent potentiellement en danger les autres. Boulot En ce qui concerne l’école, nous avons une fois de plus bougé les tables et remis en place une organisation en fonction du nouveau protocole sanitaire qui nous a été présenté. Et franchement, je suis dépitée. Je suis dans une ville où les écoles restaient fermées jusqu’en septembre. La mairie venait de l’annoncer une semaine plus tôt. Les discours se contredisent. Evidemment on n’a pas vraiment demandé leur avis aux enseignants. Ce n’est pas le fait de reprendre qui est un problème, c’est plutôt le fait de reprendre deux semaines avant les grandes vacances. Ça me paraît totalement absurde. Cheveux Si vous n’aviez pas vu sur instagram je me suis coupée les cheveux : Et donc verdict, mes cheveux ont repris des ondulations/boucles naturelles, c’est un véritable bonheur d’avoir les cheveux courts et c’est dingue le temps que je gagne pour me les coiffer : avant je prenais 20 minutes minimum pour les démêler. Désormais, je ne les démêle plus ! J’utilise mes doigts, c’est trop bien. Je commence sérieusement à envisager de garder ce carré court pendant un petit moment. En plus, ça fait économiser le shampoing. Vidéos En parlant vidéo, j’ai donc commencé à faire des vidéos sur youtube et sur instagram. Je ne suis pas méga à l’aise, mais j’y vois tout de même plusieurs avantages : pour commencer c’est un moyen de communication qui s’ajoute à ceux que j’utilisais déjà. De plus, autant j’adore écrire, autant je ne suis pas tout à fait à l’aise à l’oral, et ça m’entraîne à parler. Par exemple, j’ai beaucoup de tic de langage et je suis obligée de faire attention lorsque je me filme à blablater. Le montage vidéo pourrait vraiment être un truc passionnant si je m’y mettais à fond. Mais ce n’est pas encore le cas. Pour le moment j’assume à moitié le fait d’avoir envie de faire des vidéos, d’où le fait que je n’en ai fait que très peu et de manière totalement irrégulière. Et vous, comment allez-vous en ce moment ? Comment avez vous vécu cette période post-confinement un peu étrange ? Quel est votre point de vue sur le retour obligatoire à l’école ? Des projets dans votre vie ? Du changement ?

  • Reine
    par Olivia Ladybird le 12/06/2020

    Adeline observait son mari, mort inerte, dans le lit conjugal. Une pneumonie. Le roi est mort. Et quel roi ! Sa réputation était sans précédent : bon, généreux envers le peuple, protégeant son pays, tout en instaurant un climat de paix et d’abondance. Il avait été adoré par toute la nation. On lui faisait confiance et aujourd’hui, tout le monde le pleurait. La panique s’installait déjà au sein des conseillers. Qui allait prendre la relève ? Le roi était jeune et personne ne s’attendait à une mort si soudaine. La maladie l’avait terrassé en moins de deux jours. C’était à n’y rien comprendre ! Leur fils, et Dieu soit loué, ils avaient eu un fils, était encore un enfant, et ne pouvait gouverner seul. «Il apprendra. » « Nous le guiderons.» Et tout le monde sanglotait. Les temps s’annonçaient difficiles : les gens risquaient d’être bouleversés devant tant de changements et d’incertitude. La rébellion était à prévoir. La cour s’affolait autour de la famille royale, mais personne ne remarquait la veuve éplorée. Tout de noir vêtue, Adeline laissait couler négligemment les larmes le long de ses joues et de son cou, le visage fermé, son corps stoïque. Elle observait l’expression de leur désespoir et blâmait leur manque de discernement. En effet, ils pleuraient la perte d’un homme qui se contentait de suivre les conseils de sa femme. Étaient-ils donc si ignorants ? Où n’osaient-ils pas admettre que la reine avait su guider son mari durant tout son règne ? Le roi, quant à lui, bien qu’ayant toujours exigé conseil à sa compagne, n’avait jamais supporté qu’elle soit capable de plus d’intelligence et de stratégie que lui. Chaque fois qu’elle lui venait en aide, elle prenait des coups en guise de remerciements, qui lui rappelaient qu’elle n’était qu’une épouse qui devait rester à sa place. Derrière un grand homme, il y a une femme. Durant toutes ces années, personne n’avait remarqué les bleues sur son visage et sur son corps, ou bien tout monde préférait ignorer. C’était inconfortable d’admettre que leur roi si bon et si juste n’était rien de plus qu’un monstre avec une couronne. Adeline se rappelait, ce jour où, parce qu’elle avait une fois encore perdu leur enfant en couche, le roi l’avait frappée et torturée jusqu’à l’évanouissement. Il l’avait menacée de mort si elle ne lui donnait pas un héritier. La jeune femme avait alors quitté le château pendant la nuit pour se rendre auprès d’une guérisseuse qui avait forte réputation. Les rumeurs disaient qu’elle était une sorcière, mais les gens la craignaient autant qu’ils la respectaient et personne ne voulait se risquer à la chasser. La sorcière avait tout de suite compris. Elle lui avait donné deux flacons : un pour pour leur donner un bébé en bonne santé et un autre pour mettre fin aux souffrances subies par la reine. Dix ans s’était ensuite écoulés, durant lesquels la reine avait mis au monde un magnifique petit garçon faisant la fierté du roi. Elle avait cru que la paternité adoucirait son époux, mais sa colère ne fit qu’empirer. Adeline regardait encore son mari. Ce mari si dangereux qui n’était plus rien qu’un tas d’os, de graisses et de muscles flasques dont la décomposition commençait tout juste à prendre. Un cadavre inoffensif. Tandis qu’elle serrait le flacon vide dans sa poche, la reine aperçut parmi la foule, le visage familier et rassurant d’une alliée. La guérisseuse lui sourit discrètement et s’éloigna. Adeline regarda son fils âgé de dix ans à peine. Roi pour une nation toute entière, les conseillers s’affairaient autour de lui, expliquant des choses sans queue ni tête pour un être aussi jeune. La panique se devinait à travers ses beaux yeux noirs, les mêmes que sa mère. La jeune femme, calmement s’approcha de son fils, et le prit dans ses bras : « Ne t’inquiète pas, je t’apprendrai. »

  • Écologie, la prise de conscience #06 : bilan de mai
    par Olivia Ladybird le 04/06/2020

    Et voici donc l’article que vous attendiez tous… mais ouii c’est le bilan écolo du mois de mai ! TIN TIN TIIIIIN ! Un mois bien particulier : un mois de déconfinement durant lequel on n’osait pas trop reprendre nos petites habitudes, bien que l’appel de la liberté se faisait de plus en plus pressant ! Après cette courte introduction, passons à la partie de l’article que vous préférez (ou pas) : Les déchets ! Comme je l’avais expliqué dans l’article précédent, je souhaitais changer ma façon de compter ma quantité de déchets afin que celle-ci soit plus précise. J’ai donc décidé de peser mes poubelles (quel plaisir de se peser sur la balance avec !) Et donc j’ai obtenu pour ce mois-ci 13,8 kg de déchets. Ça me paraît énorme. Mais lorsque je regarde la quantité de déchets produits par habitant et par an en France, j’ai l’impression qu’on ne s’en sort pas si mal. https://www.planetoscope.com/dechets/148-production-de-dechets-menagers-en-france.html Quoiqu’il en soit ça nous fait déjà une base de comparaison pour les mois suivants. Il y a autre chose qui me tracassait et j’ai l’impression que je me dois d’être honnête avec vous à ce sujet : je ne compte ici que les ordures ménagères et quand j’entends ordures ménagères, je parle essentiellement des ordures que je mets dans la poubelle marron. En fait, on a aussi pas mal d’encombrants et on s’en débarrasse petit à petit, on sait pertinemment que ceux-ci ne seront pas recyclés (en gros il s’agit essentiellement des cochonneries que nous ont laissées les vendeurs de la maison, et dont on ne sait que faire, d’autant que j’ai la sensation qu’il s’agit de déchets qu’on nous a imposés, et j’ai un vrai besoin de m’en débarrasser pour me sentir chez moi ). Ce mois-ci j’ai trouvé dans mon magasin des sacs poubelles écologiques, qui sont biodégradables (je vous laisse le lien qui parle de ce produit ici : https://www.coursesu.com/p/sacs-poubelle-liens-coulissants-biodegradable-u-nature-30l-x15/4060383.html). Et là encore j’ai quelques doutes quant à leur utilité: est-ce que ces sacs se bio-dégradent vraiment ? J’avais entendu dire que ce type de sacs se bio-dégradait en effet, mais pas dans la nature, plutôt grâce à du compostage industriel (là encore je vous renvoie à un article qui en parle : https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/video-les-sacs-biodegradables-le-sont-ils-vraiment_3442957.html) Je ne suis pas encore au clair avec le sujet, mais je ne suis pas certaine de leur utilité. En effet, même en admettant que ces sacs puissent vraiment bénéficier d’un compostage industriel en France, si je les utilise pour les ordures ménagères et donc, si je les mets dans la poubelle à cet effet, qui va récupérer les dits sacs pour les composter industriellement ? Si vous avez des informations à ce sujet, n’hésitez pas à me partager des liens qui en parlent ! A propos du compost : il y a eu du changement car je me suis enfin décidée à consacré une partie du jardin pour un compost plus grand ! Je ne suis pas très douée en bricolage, j’ai donc fait comme je pouvais : j’ai délimité un coin du jardin avec des pavés, et j’ai nettoyé tout l’endroit des mauvaises herbes pour éviter qu’elles poussent à travers le compost. Maintenant qu’on a de la place, je n’ai plus aucun problème à jeter la litière du chat dedans, et les déchets végétaux du jardin ! Le gaspillage Bon, je ne suis pas fière du tout, mais on a régressé en matière de gaspillage en passant à 26 déchets jetés. C’est nul je sais. J’ai des excuses (comme toujours), la première étant que j’ai fait un gros tri dans mon frigo et dans mon congélo et je me suis débarrassé de tout ce qui n’était plus consommables depuis des mois (et donc bien avant que je décide de m’investir et de regarder de plus près mes déchets et mon gaspillage). Dans le frigidaire il restait quelques yaourts du chéri (loin de moi le désir de lui jeter la pierre :p) et dans le congélateur, il y avait au moins 4-5 produits que je ne me serais certainement pas risquée à consommer. Le côté positif dans tout ça c’est qu’on a maintenant un frigo tout propre avec plein de produits frais qui ne demandent qu’à être consommés plutôt que jetés ! J’ai aussi pris la décision d’inscrire les dates d’ouverture (comme à l’hôpital avec les médicaments XD) pour ne plus avoir de doute… Et ça fonctionne pas si mal de faire comme ça, ça m’a permis de réaliser l’urgence de consommer certains produits. Là où on a aussi eu du mal à gérer, c’est le pain. On a oublié d’en congeler et il nous reste l’équivalent d’une baguette (issue de plusieurs morceaux de pain), totalement sèche. J’ai entendu dire qu’on pouvait en broyant le pain en refaire de la farine, mais je ne me suis pas encore bien renseignée à ce sujet, mais je me demandais si en matière d’hygiène ça ne craignait pas un peu ? J’attends vos réponses, si vous savez ! 😉 Mes objectifs : Je suis quand même fière de pouvoir dire que parmi les aliments qui ont été gaspillés, il y en a très peu qui provenaient de nos fruits et de nos légumes, on a quand même mieux géré leur conservation pour une fois ! Mon objectif pour juin serait d’avoir moins de 10 aliments gaspillés (ça me semble difficile, mais il faut bien avancé à un moment !) Comme je l’avais dit dans le bilan de mai, je ne peux plus me contenter seulement de trier mes déchets et d’être vigilante. J’ai vraiment besoin de m’investir beaucoup plus dans la cause environnementale. Mais j’ai aussi conscience que je suis assez fragilisée en ce moment, avec notre projet bébé qui s’est voulu plus compliqué que prévu, la PMA qui commence et la fatigue physique et émotionnelle que ça implique. L’épidémie n’aide pas. Malgré le déconfinement, ça n’est facile à gérer pour personne. Donc je tâche de ne pas trop me lyncher si les choses n’avancent pas aussi vite que j’aurais voulu. J’ai bien conscience que j’ai déjà mis en place plein de choses, et tout ne peut pas être parfait du premier coup !